Dans un communiqué daté du 21 mars dernier, le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a fait part de l’arrestation de onze (11) présumés terroristes, dont sept (7) maliens, deux (2) nigériens, un (1) burkinabè et un (1) guinéen. Ces individus évoluaient dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan, en Guinée Conakry.
Dans le cadre de la mise en œuvre rigoureuse de la politique pénale définie par le Gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la justice guinéenne indique que plusieurs procédures judiciaires d’envergure ont été engagées et conduites avec diligence sur l’ensemble du territoire national, en étroite coordination avec les services de défense et de sécurité. Il ressort des investigations judiciaires menées qu’un groupe composé de onze (11) individus dont sept (7) Maliens, deux (2) nigériens, un (1) burkinabé et un (1) guinéen a été interpellé au cours du mois d’avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Dans cette même dynamique, un autre individu malien nommé Fotigui Daou a été lui aussi interpellé à Kankan par la Gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au Groupe de Soutien à I’Islam et aux Musulmans (GSIM). Les investigations menées sur l’intéressé ont permis, selon le parquet, de mettre en évidence des liens entre lui et le GSIM, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs individus, dont certains de nationalité guinéenne. Lors de son interrogatoire, il a reconnu avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, révélant ainsi son implication volontaire dans le financement d’activités à caractère terroriste.
Des groupes WhatsApp affiliés au JNIM
Selon la justice guinéenne, les enquêtes ont révélé l’existence de plusieurs groupes de messagerie (WhatsApp) affiliés au GSIM, notamment « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde ». Ces groupes totalisent 513 membres, dont 38 de nationalité guinéenne. Parmi ces derniers figurent deux individus, à savoir Ibrahima SOW et Cheick Ibrahima SAVANE qui ont pu être formellement identifiés, comme membres actifs de ces réseaux de radicalisation en ligne et interpellés respectivement à Siguiri et à Conakry. À cet effet, tous ces individus ont été déférés devant le parquet d’instance de Kaloum, juridiction compétente en matière de terrorisme, puis inculpés et placés en détention pour des faits de complicité de terrorisme, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme.
Des assurances données par la justice
Via son communiqué, le parquet général près la Cour d’Appel de Conakry tenait, à cet égard, à rassurer la population quant à la pleine mobilisation des autorités judiciaires et sécuritaires pour assurer la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Il a invité les citoyens à une vigilance accrue et à une collaboration active avec les autorités compétentes, en signalant tout comportement suspect susceptible de compromettre la sécurité publique, réaffirmant solennellement que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité nationale absolue, exigeant une action concertée, coordonnée et résolue de l’ensemble des institutions de l’État. Aussi, le Parquet général a-t-il rappelé que toute participation, sous quelque forme que ce soit, à une entreprise terroriste, expose ses auteurs, coauteurs et complices à des poursuites pénales rigoureuses et à des sanctions prévues par la loi, sans distinction de statut, de nationalité ou de mode opératoire, dans le strict respect des droits fondamentaux et des garanties procédurales.
Mamadou Diarra
