Prévue pour le samedi 20 juin 2026, l’Union nationale des jeunes éditeurs de presse privé (UNAJEP) a tenu son assemblée générale élective. Seul candidat en lice, Aliou Touré, Directeur de publication de l’hebdomadaire Le Démocrate a été porté à la tête d’un nouveau bureau de 13 membres pour une durée de 3 ans. Ainsi, il succède Albadia Dicko et place ce mandat sous le signe du changement et de la redynamisation de l’UNAJEP.
L’heure n’est plus à la routine. Mais à l’innovation, à l’audace, à l’action. C’est en ces termes que le tout nouveau président de l’Union nationale des jeunes éditeurs de presse privé (UNAJEP) a pris fonction à la tête de l’organisation. Un premier mandat qu’il place sous le signe d’un changement de dynamique pour le renouveau de la faitière.
« Notre ambition est claire : favoriser l’émergence et l’épanouissement des jeunes éditeurs de presse ; améliorer leurs conditions de vie et de travail ; développer leur leadership et leur capacité d’influence dans l’espace médiatique national et international », a-t-il indiqué.
Il faut noter que cette élection intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les médias dans leur ensemble au Mali, mais plus particulièrement pour la presse écrite. C’est pourquoi monsieur Aliou Touré a promis de ne ménager aucun effort pour mobiliser les partenaires techniques et financiers, nouer des alliances stratégiques indispensables pour l’épanouissement du secteur.
Cependant, le nouveau président rappelle que l’atteinte de ces nouveaux objectifs impose aussi de nouvelles visions basées sur des programmes innovants, de formations et des renforcements des capacités et d’accompagnement des jeunes éditeurs.
Des défis qu’il ne pourra sans doute relever seul. Ainsi, il a invité à l’union et à la mobilisation sans exclusion aucune. « Nous ne voulons laisser personne au bord du chemin. Chaque membre compte. Chaque idée compte. Chaque contribution compte » a-t-il indiqué et appuyé d’un célèbre proverbe bambara qui enseigne : « Quand plusieurs mains se mettent ensemble, elles soulèvent une charge qu’une seule main ne peut porter. »
Pour le président sortant, Albadia Dicko, passer deux mandats à la tête de l’Union nationale des jeunes éditeurs de presse privée (UNAJEP) était une responsabilité que « nous avons acceptée avec fierté et détermination ».
Ayant pris ses fonctions dans la même salle que son successeur, Albadia Dicko déclare que ce lieu est à la fois symbolique et propice pour passer le flambeau à une nouvelle équipe.
Avec l’objectif d’instaurer la cohésion entre les membres de l’UNAJEP, le président sortant trouve que son bilan n’était pas aussi mal malgré l’impact négatif de l’épidémie de Covid19 survenue deux mois à peine après son élection le 29 novembre 2019. Une pandémie suivie encore de la crise politico sécuritaire qui continue d’ailleurs toujours de paralyser le Mali.
Albadia s’est réjoui que l’association qui ne comptait qu’une vingtaine de membres en 2019 enregistre aujourd’hui une soixantaine de membres. « Lors de notre élection pour un mandat de trois ans, nous avons annoncé notre objectif principal : faire revenir certains membres du bureau qui avaient démissionné pour des raisons légitimes, et engager un dialogue constructif et franc avec eux afin de trouver une solution commune. Main dans la main, nous avons voulu avancer » a-t-il indiqué ajoutant qu’en faisant le bilan aujourd’hui : « il est évident que notre engagement collectif a porté ses fruits. Nous étions une vingtaine en 2019. Grâce à l’implication de chacun d’entre vous et à la grâce de Dieu, nous sommes désormais une soixantaine. C’est une victoire que nous devons célébrer ensemble », a-t-il indiqué.
L’autre évènement fort de cette journée comme inscrit à l’ordre du jour était la relecture des textes de l’organisation (les statuts et le règlement intérieur).
Pour le nouveau président, ces textes constituent désormais la boussole de UNAJEP. « Ils traduisent notre volonté commune de renforcer la gouvernance, la transparence et la discipline au sein de notre association », a-t-il indiqué ajoutant : « Nous nous engageons à les appliquer avec rigueur, équité et responsabilité ».
En tout cas, citant Montesquieu qu’une « organisation forte est celle où les règles s’appliquent à tous sans exception », Aliou Touré promet de ne tolérer aucune violation de texte, mieux « aucun membre ne sera au-dessus des textes » a-t-il mis l’accent.
Il faut noter que dans ces nouveaux textes, le montant des cotisations a été revu à la baisse de 5.000 à 2.000 francs CFA afin de permettre à tous de contribuer plus facilement à la vie de notre organisation. Pour le président la cotisation n’est pas une charge, mais un acte de responsabilité.
A souligner aussi que l’Assemblée a apporté un changement dans l’appellation de l’association. Il faut désormais lire Union Nationale des Journalistes Editeurs de Presse (UNAJEP).
Issa Djiguiba
