La 64e session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) s’est tenue le samedi 20 juin 2026 à Bamako, au Mali, pays assurant actuellement la présidence du Conseil des ministres. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des missions de l’organisation, qui s’appuie sur le Haut-Commissariat chargé de la coordination et du suivi des activités ainsi que sur plusieurs sociétés de patrimoine et d’exploitation confrontées à des difficultés techniques, financières et organisationnelles.
Les travaux, organisés à huis clos, ont été présidés par le président du Conseil des ministres, Tiémoko Traoré, ministre de l’Énergie et de l’Eau du Mali. Ils ont enregistré la participation d’Alousséni Sanou, ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances du Mali, de Mohamed Abdel VETAH, haut-commissaire de l’OMVS, de Mamadou Max Bangoura, haut-commissaire adjoint, de Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Énergie et du Pétrole de la Mauritanie, de Cheikh Tidiane Dieye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, ainsi que de Laye Sekou Camara, ministre de l’Énergie de la Guinée.
Les échanges ont principalement porté sur la gouvernance des sociétés du système OMVS, l’entretien et la maintenance des ouvrages de production et de transport d’énergie électrique, l’état d’avancement du projet de navigation sur le fleuve Sénégal ainsi que la situation des autres projets structurants. Ces différents dossiers ont été examinés dans le but d’identifier des solutions appropriées face aux difficultés rencontrées par les sociétés de l’organisation et de renforcer davantage la gouvernance du système.
À l’issue de plus de cinq heures de concertations, le Conseil des ministres a estimé que l’organisation se porte « très bien ». Les ministres ont rappelé aux États membres leurs engagements respectifs ainsi que l’urgence de mobiliser les ressources nécessaires afin d’accélérer la mise en œuvre des différents projets. Cette mobilisation est jugée indispensable pour permettre aux actions engagées de produire des résultats concrets au profit des populations des États membres de l’organisation.
Au prime abord, le président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS, Tiémoko Traoré, a indiqué que la session s’était déroulée dans de bonnes conditions. Il a salué la continuité du travail entre les plus hautes autorités de l’organisation ainsi que la volonté commune de poursuivre les projets fédérateurs. Selon lui, cette dynamique doit permettre aux États membres de prendre les engagements nécessaires afin de faire de l’OMVS un véritable outil de développement local.
Le président du Conseil des ministres a également expliqué que trois principaux points figuraient à l’ordre du jour. Il s’agit notamment de la gouvernance des sociétés relevant de l’organisation, de la navigation considérée comme l’un des projets structurants, ainsi que de la nécessité de rappeler aux différents États leurs engagements. Il a insisté sur la mobilisation rapide des ressources afin d’accélérer la réalisation des projets destinés au bien-être des communautés concernées.
Évoquant les principaux enseignements de cette session, Tiémoko Traoré a affirmé que l’organisation demeure résolument engagée dans une dynamique de renouveau et de modernisation de l’héritage laissé par les pères fondateurs. Il a indiqué que les projets structurants constituant le quotidien de l’OMVS ont été réexaminés à la lumière des orientations déjà définies. Il a également rappelé que la crédibilité de l’organisation repose sur le respect des engagements pris par chacun des États membres.
Le président en exercice a, en outre, souligné que les participants ont accordé une attention particulière aux aspects du développement durable. Selon lui, chaque réalisation entreprise au niveau de la vallée doit produire des effets durables dans la vie des communautés bénéficiaires. Cette orientation constitue un élément important de la mise en œuvre des projets de l’OMVS, dont l’objectif demeure d’assurer des retombées positives pour les populations des pays membres.
Répondant à une question sur la situation de l’organisation, Tiémoko Traoré a déclaré que l’OMVS se porte « à merveille ». Il a précisé que cette appréciation repose sur la poursuite des engagements initiaux tout en tenant compte des difficultés actuelles. Il a estimé que ces préoccupations concernent aussi bien les chefs d’État que les populations, ce qui justifie la recherche rapide de solutions permettant de résoudre les différentes questions qui se posent.
Créée en 1972, l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal demeure un outil stratégique au service de plus de 30 millions de personnes vivant dans les États membres. Ses actions de développement durable contribuent à soutenir la croissance économique, le progrès social et la préservation de l’environnement. Elles concernent plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’énergie, la navigation et la santé, avec pour objectif d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Ibrahim Kalifa Djitteye
