La Commission électorale de la FEMAFOOT a examiné les quatre dossiers de candidature déposés le 17 mars. Trois ont été rejetés pour absence de parrainages et dossiers incomplets, notamment ceux de Djénèbou Diallo, Badra Ali Keïta et Amadou Mahamane Sangho. Seul Mahazou Baba Cissé reste en lice, mais il doit remplacer deux colistiers dont la présence viole les statuts. L’élection du 16 avril pourrait donc se jouer avec un candidat unique.
Mahazou Baba Cissé, président du FC Malicoura et promoteur de l’ABM Foot Academy, apparaît désormais comme l’unique candidat en course pour la présidence de la FEMAFOOT. Toutefois, la Commission électorale lui demande de remplacer deux colistiers, Madame Lalla Mint Mohamed et Monsieur Halidou Maïga, tous deux agents du ministère des Sports. Leur présence viole l’article 69.4 des statuts, interdisant aux employés du ministère d’intégrer les organes de la fédération.
Cette exigence rappelle l’importance du respect des statuts et de la transparence dans le processus électoral. La FEMAFOOT, fragilisée par des crises institutionnelles, doit restaurer sa crédibilité. Le maintien de Mahazou Baba Cissé comme candidat unique dépend donc de sa capacité à se conformer aux règles. La commission électorale veille à garantir un scrutin conforme aux textes, évitant toute contestation ultérieure. Le respect des statuts est un enjeu central pour la légitimité du processus.
Les trois candidats recalés disposent néanmoins d’une possibilité de recours auprès de la Commission d’appel des élections. Cette instance peut réexaminer les dossiers et éventuellement réhabiliter certaines candidatures. Toutefois, la décision initiale souligne la rigueur du processus et la nécessité de présenter des dossiers complets et conformes. L’absence de parrainages requis constitue une faute lourde, révélant un manque de préparation. Le recours apparaît donc comme une démarche incertaine.
La perspective d’une élection avec un seul candidat interroge sur la vitalité démocratique au sein de la FEMAFOOT. Un scrutin sans véritable compétition pourrait être perçu comme un plébiscite, mais aussi comme un signe de fragilité institutionnelle. Le football malien, en quête de réformes et de résultats, mérite un processus électoral transparent et compétitif. La présence d’un candidat unique risque de limiter le débat d’idées et la confrontation de projets.
Mahazou Baba Cissé, en position de favori par défaut, devra convaincre qu’il est capable de relever les défis du football malien. La gouvernance, la transparence et la performance sportive sont au cœur des attentes. Les Aigles du Mali n’ont jamais remporté la Coupe d’Afrique des Nations ni participé à une Coupe du monde. Le futur président devra définir une stratégie claire pour atteindre ces objectifs historiques. La crédibilité de son projet sera scrutée.
La situation actuelle reste marquée par les démissions en série au sein du bureau exécutif et les polémiques judiciaires. La FEMAFOOT doit retrouver une stabilité et une légitimité. Le futur président aura la lourde tâche de restaurer la confiance des acteurs du football et des supporters. La mise en place d’une feuille de route administrative et technique cohérente est indispensable. La réussite de cette mission conditionnera l’avenir du football malien.
Ainsi, l’élection du 16 avril prochain s’annonce décisive, même avec un seul candidat en lice. Mahazou Baba Cissé devra se conformer aux exigences statutaires et convaincre qu’il incarne le renouveau attendu. Les recalés peuvent encore tenter un recours, mais la dynamique actuelle laisse entrevoir un scrutin sans véritable compétition. Le football malien attend un président capable de transformer les ambitions en résultats, dans un contexte de fortes attentes institutionnelles et sportives.
La Commission électorale, en rejetant trois candidatures, a envoyé un signal fort sur la rigueur du processus. Elle rappelle que la présidence de la FEMAFOOT ne peut être confiée qu’à des candidats respectant scrupuleusement les statuts. Cette fermeté est nécessaire pour éviter les contestations et garantir la légitimité du futur président. Le respect des règles est une condition sine qua non pour restaurer la confiance dans l’institution.
L’élection à la FEMAFOOT se présente comme un moment charnière. Avec Mahazou Baba Cissé seul en lice, le scrutin du 16 avril pourrait se transformer en plébiscite. Mais au-delà du résultat, c’est la capacité du futur président à répondre aux urgences sportives et institutionnelles qui sera déterminante. Le football malien espère enfin tourner la page des crises et écrire une nouvelle histoire, faite de gouvernance transparente et de performances durables.
Ibrahim Kalifa Djitteye
