MEDIASNATION

Présentation du 7ème rapport alternatif de la CCSC/PURN sur la crise au Mali : Ahmed M. Ag Hamani entre dénonciation et proposition de solutions pour la paix

Pour une sortie de la crise protéiforme au Mali, les membres de la coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale au Mali (CCSC/PURN) ont présenté, le 3 novembre dernier, leur 7ème rapport alternatif. C’était au cœur de l’hôtel de l’Amitié de Bamako. Occasion pour l’ex-premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, président de la coalition pour dénoncer des faits affectant le processus de la paix, voire de proposer certaines solutions à la crise.

Pour la 7ème fois consécutive, la coalition dirigée par l’ancien PM Hamani fait des propositions de solution pour une sortie de la crise sécuritaire au Mali. Sur la base d’un rapport contenant près d’une soixantaine de pages, la coalition se prononce sur le processus de paix et de réconciliation encours au Mali, singulièrement sur l’Accord d’Alger, le dialogue avec les groupes armés, le DDR, les réformes politiques et institutionnelles en vue….La coalition citoyenne dit ne pas vouloir baisser les bras après la production de 6 rapports alternatifs. Elle vient de produire son 7ème rapport en guise de contribution actualisée, tenant compte des réalités et perspectives du moment, selon le président Hamani. Ce dernier rapport marque une rupture d’avec les précédents, parce qu’il est, d’après Hamani, essentiellement focalisé sur des « propositions de sortie de crise multidimensionnelle au Mali ».Dans son discours d’ouverture de la cérémonie, l’ex-PM rappelait que le pays se trouve plongé dans une crise sécuritaire profonde depuis 2012.Un contexte faisant que des villages et hameaux ont détruits par des terroristes, de même que des bétails emportés, des champs, greniers et récoltes incendiés. Des fora visant à trouver de solutions ont eu lieu. Mais la situation demeure la-même, a-t-il fait comprendre.

Des mots d’Ahmed Mohamed Ag Hamani qui dénoncent !

« Au regard de mon expérience et de mon parcours, je dois, humblement, reconnaitre que la crise est devenue un bien commun, un business dans lequel chacun a son agenda personnel qui n’est forcément pas celui du Mali ». « Je le dis avec sincérité, d’autant plus que ma foi m’impose de préciser que sans un sursaut collectif national, je crains hélas d’autres soubresauts », indique le président de la coalition. M. Hamani estime que « nous ne devons pas nous voiler la face », vu les multiples problèmes du pays. Parmi lesquels figurent, entre autres, la problématique d’une classe politique fondant ses revendications sur l’insécurité, la baisse du niveau de vie et les élections à dates inconnues d’une part. Et d’autre part, souligne la personnalité, il y a une transition isolée sous embargo inapte à rester plus longtemps aux pressions sociales intérieures et aux difficultés extérieures. S’y ajoutent des difficultés économiques aiguisées par le ralentissement des investissements, les défis de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, l’avancée de l’insécurité islamiste nonobstant les mesures envisagées. A l’évidence, toutes ces conditions risquent, si l’on y prenne garde, de déboucher sur une autre épreuve de force politique ou militaire. Que Dieu nous en garde, a-t-il imploré. Faisant l’état des lieux du pays, il fera part des déficits politiques marqués par la démission ou la perte de crédibilité des principaux acteurs que restent la classe politique et le renforcement permanent des pouvoirs de l’Armée. Evoquant les déficits sécuritaires, il précisera que la situation reste délétère et marquée par la multiplication des conflits inter et intra-communautaires, souvent par des groupes armés d’auto défense. Qu’il s’agisse du point de vue social passant par la gouvernance, l’intervenant détaillera des failles.

La Coalition propose des solutions pour la paix et la réconciliation au Mali

Par la voix du président, le mouvement dit proposer, prioritairement, de réduire l’insécurité via la poursuite du renforcement (matériel, humain) de l’outil de défense et de sécurité ; la diligence de la militarisation de la police et de la protection civile ; l’accélération du processus du DDR ; le démantèlement de tous les groupes armés opérant sur le territoire national ; le redéploiement de l’armée partout dans le pays. Pour une sortie de crise, la coalition propose de procéder rapidement à la relecture intelligente de l’Accord d’Alger. Cela, conformément aux recommandations de la conférence d’Entente nationale ; du Dialogue national inclusif et des Assises nationales de la refondation, en veillant particulièrement sur l’abandon du statut de l’Azawad, fortement attentatoire aux principes sacrés d’unité nationale .La coalition propose de revoir l’efficiences des Organes de suivi et de mise en œuvre de l’Accord, d’ouvrir sans délai le dialogue avec Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa. Sur les propositions faites se trouvent l’adoption d’un véritable pacte social, la revue du programme de la transition…

Mamadou Diarra

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