Éducation pour tous : L’accord d’un projet de près de 140,69 millions USD signé entre Banque mondiale et le Mali

Dans le cadre de sa mission de réduire la pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée, la banque mondiale a signé, avec la République du Mali, un accord de financement du projet « Amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous (MIQRA) », le mardi 23 mars 2021. Ce projet d’une valeur de   140,69 millions USD, soit 77, 37 milliards de FCFA  a été signé par le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alhousseni Sanou  et la directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane.

En présence du ministre de l’éducation nationale, le  Pr Doulaye Konaté  et celui de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Bouaré Bintou Founé Samaké, la directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane a  signé avec le département de l’Economie et des Finances,  l’accord de financement du projet « Amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous (MIQRA) ».

D’une  valeur de près  de 140,69 millions USD, (77, 37 milliards de FCFA),  60,69 USD représentent une   donation de la Banque Mondiale.

Selon les responsables présents, le projet MIQRA  a pour but de promouvoir une meilleure éducation au Mali en général et chez  les filles dans des zones mal desservies en particulier.

Avec  MIQRA, la Banque mondiale  compte atteindre, selon Soukeyna, des résultats tangibles au niveau de l’amélioration de la qualité de l’éducation.

Ce  projet MIQRA vise à améliorer la qualité de l’enseignement fondamental et secondaire entreprenant directement des programmes de formation innovantes , tels que l’expansion de l’expérience pilote de Mali Robot, un centre national de collaboration pour l’édiction robotique au Mali pour  initier les jeunes à la robotique, renforcer les  capacités dans les sciences, la technologies, l’ingénierie et la mathématique, relever les défis liés au faible taux d’inscription de transition et de rétention des filles dans le second cycle du fondamental et le secondaire par une composante exclusivement dédiée au filles (39 millions de dollars), faire face au fermeture d’écoles dans les zones de conflits,  renforcer la résilience du système éducatif grâce à des solutions innovantes, notamment le développement du contenu pédagogique numérique, la fourniture d’équipements et la formation à distance des enseignants et des acteurs du secteur de l’éducation, renforcer la capacité institutionnelle et un système de suivi et d’évaluation basé sur la performance etc.

Selon elle,  les infrastructures, le matériel et les ressources éducatives  sont fréquemment la cible des attaques au nord et au  centre du Mali, en plus des effets de Covid19. « On dénombre,  dans ces zones,  1344 écoles fermées pour diverses raisons affectant plus de 43000 enfants et plus de 8 000 enseignants » a-t-elle  rappelé. Pour elle, les fermetures d’écoles ont des répercussions négatives sur les filles.  « Nous l’avons appris avec la crise de Ebola que les élèves issus pour la plupart des familles les plus pauvres et plus particulièrement les filles ne retournent pas dans leur  grande majorité à l’école » a-t-elle souligné.

Tout en se réjouissant de toutes les dispositions prises par le gouvernement du Mali, Mme Soukeyna Kane a appelé à encore plus d’efforts pour la résilience du système éducatif. « je voudras très humblement exporter toutes les parties prenantes du secteur, à savoir, les parents d’élèves, les commutés de gestion scolaires, les élus locaux, les acteurs du secteur au niveau national et décentralisé, tous les partenaires techniques et financier du secteur, les partenaires sociaux, les acteurs du numérique et de la technologie d’information et enfin le secteur privé à collaborer  ensemble pour une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous les enfants de notre cher Mali » a-t-elle indiqué.

Pour le ministre de l’Économie et des Finances, ce projet entre dans le cadre de la politique du gouvernement en faveur du développement du Mali. « Le groupe de la Banque Mondiale, à travers l’IDA, marque davantage, sa présence et son engagement au côté du gouvernement du Mali pour l’atteinte des objectifs du développement durable du Mali ».

Pour finir, le Pr Konaté a donné l’assurance de la bonne exécution de ce projet.

Issa Djiguiba

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