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Pour le réclamer le départ de la France : Le mouvement ‘’Yèrèwolo débout sur les remparts’’ en meeting le 26 mars

Les membres du mouvement ‘’Yèrèwolo debout sur les remparts’’ ont, le lundi 22 mars 2021, animé une conférence de presse au Carrefour des Jeunes de Bamako. Objectif : informer l’opinion nationale et internationale sur la tenue d’une manifestation antifrançaise prévue pour ce vendredi 26 mars 2021 au Boulevard de l’indépendance. 

Encore une fois, les membres du mouvement anti système français au Mali ne baissent le ton. En vue de célébrer le 26 mars, une date historique dans l’avènement de la démocratie et de l’Etat de droit au Mali, ils appellent à manifester contre la France qui, disent-ils, est « responsable de la situation insécuritaire ou chaotique du Mali ».

Dès l’entame de ses mots, Siaka Berthe, membre du mouvement a précisé  que l’objectif de la conférence  est d’annoncer la tenue de cette manifestation prévue dans le cadre de la célébration du  26 mars 1991, une date historique dans le pays. Ceux qui ne peuvent pas venir au monument de l’indépendance de Bamako, le conférencier leur  demande de rester chez eux pour manifester contre la politique africaine de la France au Mali. Laquelle politique est, d’après lui, à l’origine de la dramatisation de l’insécurité « chronique » au Mali. D’après lui, le Mali  a trop souffert à cause des traites et des mauvais patriotes. Un pays ne se construit pas sur la base du mensonge et de l’apprentissage d’une langue étrangère, a-t-il estimé. Pour Amidou Mody Samaké, il est temps que les Maliens connaissent ce qui se passe. Ce sont des jeunes soldats et des paisibles citoyens qui sont tués à longueur des journées. « Je demande à toutes et tous de se tenir debout sans exception contre notre ennemie qui demeure la France. Le Mali n’existe plus, les Maliens doivent sortir ce 26 mars 2021 pour dénoncer le système qu’encourage la France au Mali », rapporte le conférencier Samaké. Et de clarifier que les gens ne doivent plus avoir peur de la mort. Tout simplement, dit-il,  il  y a eu trop de morts parmi les militaires et les civils de 2012 et nos jours. Quant à Siriki Kouyaté, le Mali vit dans une guerre d’agression coloniale. Pour lui, il faut que le peuple ait ce courage civique et politique de nommer les problèmes du pays. Aux citoyens, ce dernier se dit sûr que le Mali vit dans une guerre « par procuration ». Il y a eu trop de tueries d’hommes ; d’incendies de denrées alimentaires ; de déportations des populations. Nous devrons donc, poursuit Siriki Kouyaté,  nous unir afin de montrer au monde entier que les pays et amis partenaires censés aider le Mali trahissent ce pays.

Ce 26 mars 2021, les Maliens montreront  aux autres pays qui ils sont. Sans la lutte héroïque du peuple, il se dit persuadé que rien ne tirera le Mali dans cette impasse ou situation catastrophique dictée. Des ennemis qui tuent les militaires maliens mangent avec eux. Ce, contrairement à leur gré. Les militaires qui arrêtent les terroristes sont, sous une forte pression, parfois contraints de les lâcher, a-t-il évoqué. Et de lancer un vibrant appel aux Maliens pour la tenue de cette manifestation anti système français  de ce vendredi 26 mars 2021 à partir de 14h au Boulevarde l’indépendance de Bamako. « Dans la période que traverse le Mali, il est inutile de rester à la maison pour dénoncer les choses. Ce pays appartient toujours aux Maliens. Plus rien ne doit nous intimider, je pense qu’il est temps pour nous de sortir pour défendre la patrie », argue l’honorable Moussa Diarra. Du côté d’Adama Ben Diarra, le mouvement est ainsi en train de parler des voies de libération du Mali du joug colonial. Par le passé, beaucoup de choses ont faites, mais c’est le même statu quo. La France a occupé tous les espaces qu’elle en avait besoin dans le sahel, extériorise l’enfant de Kati. Et d’aller au fond de ses idées : « La France allume le feu pour venir en pompier après. Mais les héritiers de Modibo Keita ont compris le système ». La France ne veut pas, selon lui, que cet écoulement de sang s’arrête dans notre pays. « Nous voulons qu’il y ait de sécurité pour tous. C’est la nouvelle révolution qui s’annonce pour nous. Nous ne reculons pas, tant que le Mali ne sera pas libre », profère Adama Ben Diarra qui spécifie que  cette manifestation est dédiée aux martyrs africains tombés en Europe lors de la guerre mondiale.

Mamadou Diarra

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