Le samedi 13 novembre 2021, les soudanais ont envahi les rues pour montrer leur mécontentent face au coup d’État perpétré le 25 octobre dernier et contre un pouvoir militaire. Selon les informations, « six » manifestants ont trouvé la mort lors de cette manifestation.
Depuis le coup d’État du 25 octobre dernier, les soudanais ne cessent d’exprimer leur mécontentement. Le samedi 13 novembre dernier, Les partisans d’un pouvoir civil sont parvenus à rassembler, à travers le pays, des milliers de dizaines de personnes contre le putsch. Cela malgré la coupure d’internet qui dure depuis trois semaines. Cette manifestation, ils les ont organisés par SMS ou via des graffitis sur les murs.
La raison de ces manifestations est de réclamer le départ des putschistes car ils ne veulent pas d’un pouvoir militaire.
Au cours de cette manifestations, « six » personnes ont été tuées dont un enfant de 15 ans. Et toutes ces personnes sont mortes par balles à l’exception d’une personne qui est morte asphyxiée par les lacrymogènes. Et aussi le bilan global depuis le coup d’État à maintenant, fait état de 21 morts et centaines de blessés. Aussi, faut-il ajouter que selon les informations, les militaires nient toute implication à ces tueries en expliquant que, 39 policiers ont été gravement blessés dans les altercations avec les manifestants.
La manifestation ne s’est pas faite sentir seulement au Soudain, il a été contesté à Paris où environ 400 personnes ont manifesté pour appeler à la « passation immédiate du pouvoir aux civils ». A Berlin aussi, une centaine de manifestants étaient rassemblés sous des drapeaux soudanais.
L’ONU et des ambassadeurs occidentaux avaient appelé les forces de sécurité à éviter une effusion de sang dans un pays où déjà plus de 250 manifestants avaient été tués lors de la révolte qui renversa en 2019 le dictateur Omar el-Béchir. Face à l’appel de la communauté internationale, le général Burhane promet de former dans les jours à venir une « imminente » gouvernement.
Il faut noter qu’après le coup d’État, les militaires n’ont libéré que quatre ministres arrêtés, et le premier ministre, Abdallah est toujours en résidence surveillée.
Tioumbè Adeline Tolofoudié stagiaire
