Recrudescence de la violence liée aux pratiques de l’esclavage par ascendance dans la Région de Kayes : La CNDH interpelle, à nouveau, l’État malien

Dans un communiqué qui nous est parvenu le 04 mai 2021, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a déploré « la recrudescence de la violence liée aux pratiques de l’esclavage par ascendance dans la Région de Kayes, en général, en particulier, dans le Village de Bagamabougou, Commune de Madiga Sacko, Cercle de Diéma ». Ainsi, elle a, à nouveau, invité l’État à mettre fin à cette pratique d’une autre époque. 

La pratique de l’Esclavage par ascendance fait encore parler d’elle dans la région de Kayes. La CNDH, cette pratique d’une autre époque est à la base de la recrudescence de la violence dans la région de Kayes, en général, en particulier, dans le Village de Bagamabougou, Commune de Madiga Sacko, Cercle de Diém. Ainsi, sur le fondement de la Loi fondamentale et des instruments juridiques régionaux et internationaux auxquels le Mali a souscrit, la CNDH a, dans son communiqué, rappelé les dispositions de l’article 2 de la Constitution du Mali selon lesquelles « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée ».

Ainsi, elle a condamné avec la plus grande rigueur les violences perpétrées sur des personnes en raison de leur soi-disant statut « d’esclave » et a invité le Gouvernement à tout entreprendre pour mettre fin à ces violences. Aussi, a-t-elle recommandé aux autorités compétentes de poursuivre et traduire en justice les auteurs, co-auteurs et complices de ces abus des droits de l’Homme. La CNDH dirigée par Aguibou Bouaré a réitéré « son appel à l’attention du Gouvernement à l’effet d’initier dans les meilleurs délais un dialogue inclusif en vue de la résolution durable de la question de « l’esclavage par ascendance » au Mali, en général, dans la Région de Kayes, en particulier.

Elle a, enfin appelé les populations concernées à cesser tout acte de violence et, à œuvrer en faveur de la paix et de la cohésion sociale indispensable pour la jouissance effective des droits de l’Homme.

B. Guindo

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