Un coup certes, mais pas fatal, bien sûr le prix de la voie empruntée, celle de l’autonomie, de la souveraineté et du développement endogène.
Le Mali est aujourd’hui au centre d’une offensive médiatique où l’on semble oublier l’essentiel, à savoir que le terrorisme est un crime. Pourtant, une partie des médias occidentaux se réjouit des coups portés à l’État et à son armée, applaudissant l’officialisation de la coalition entre le JNIN et le Front de Libération de l’Azawad (FLA), dont l’objectif affiché est de faire tomber le Mali.
Face à cette menace, le régime de la France est indexé par Africa Corps de coordination avec le FLA et Al-Qaïda au Maghreb Islamique ainsi que certains services de renseignements européens de vouloir faire tomber le Mali et de démontrer la faiblesse de la Russie à défendre ses partenaires stratégiques.
La vraie question est ailleurs : pourquoi le Mali dérange‑t‑il tant ? Parce qu’il revendique sa souveraineté, parce qu’il refuse les tutelles imposées, parce qu’il choisit sa propre voie.
L’avenir du Mali dépendra de sa capacité à s’ouvrir à des dialogues utiles : avec ses voisins africains sincères pour renforcer la solidarité régionale, et avec des partenaires internationaux capables de respecter ses choix souverains.
Le Mali ne demande pas de la complaisance, mais la reconnaissance de son droit à la sécurité et à l’indépendance.
Cette revendication toute légitime doit se reposer sur l’union sacrée à l’interne en dehors de tout subterfuge politique, mais hélas, nous assistons malheureusement à l’hybridité implacable de certains grands abonnés aux commentaires sur les questions nationales qui, se réclamant Maliens, applaudissent au même moment ces attaques ignobles.
À la différence de certains politiciens maliens dépourvus de tout crédit vis-à-vis du peuple Malien, la presse nationale a donné une réplique cinglante à travers un soutien unanime aux autorités de la Transition.
Une chose est sûre, si les stratégies définies peuvent être parfois contestables, nul ne peut douter du patriotisme des autorités de la Transition car il leur suffisait d’accepter le diktat occidental pour qu’ils vivent, eux et leurs familles, dans l’opulence la plus absolue pour le reste de leur vie, au détriment du pays.
Aimer la patrie, c’est contribuer à son redressement, parler au nom des populations est légitimé par les sacrifices consentis pour sa patrie. La NATION appelle tous ses fils épris de paix pour une reconstruction nationale.
Vive le Mali, vive les Maliens, vive l’AES.
Modibo Diarra
