Le jeudi 20 mars 2024, la Salle de réunion du ministère de l’Industrie et du Commerce a accueilli une rencontre importante entre les acteurs de l’interprofession gomme arabique et les responsables du secteur public en charge des régulations commerciales. Cette session visait principalement à écouter les préoccupations des professionnels, à comprendre les défis auxquels ils sont confrontés et à instaurer un cadre de collaboration plus efficace dans le domaine crucial de l’exportation de la gomme arabique.
La gomme arabique, produit phare de l’agriculture malienne, joue un rôle clé dans l’économie nationale, notamment grâce à ses exportations vers plusieurs marchés internationaux. Cependant, malgré son importance stratégique, le secteur fait face à plusieurs défis organisationnels et structurels. C’est dans ce contexte que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a ouvert la session en soulignant l’urgence de respecter les normes et les règles d’exportation en vigueur.
Le ministre a insisté sur l’importance capitale d’une conformité rigoureuse aux réglementations en matière d’exportation, soulignant que ces règles sont essentielles non seulement pour assurer une gestion saine et transparente des échanges commerciaux, mais aussi pour garantir la pérennité de la filière. En effet, le respect des normes d’exportation permet de prévenir des risques considérables, tels que le blanchiment d’argent ou la perte de devises, qui sont souvent liés à un non-respect des exigences réglementaires.
La rencontre a été organisée sous l’égide de plusieurs structures du ministère, telles que la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), le cadre renforcé intégré ainsi que l’Agence pour la Promotion des Exportations au Mali. Ces institutions ont pris la parole à travers leurs Directeurs généraux pour présenter les mécanismes organisationnels et régulatrices existants, tout en mettant en lumière les enjeux cruciaux qui entourent l’exportation de la gomme arabique.
Un des points essentiels abordés durant cette rencontre fut l’assainissement des structures de l’interprofession gomme arabique. Les acteurs présents ont convenu qu’une meilleure organisation interne était indispensable pour renforcer la compétitivité de la filière sur le marché international. Une structure claire et fonctionnelle pourrait, en effet, offrir une meilleure gestion des ressources, une traçabilité plus rigoureuse des transactions et une meilleure transparence dans les pratiques commerciales.
Un autre aspect majeur des discussions portait sur les risques liés à l’exportation. Il a été unanimement reconnu que des pratiques de mauvaise gestion peuvent entraîner des pertes économiques significatives pour l’État, notamment à travers la perte de devises. Les échanges ont donc été dirigés vers la nécessité d’une collaboration renforcée entre les autorités et les producteurs, afin de garantir le respect des règles et d’assurer une exportation conforme aux standards internationaux.
Ainsi, cette réunion a permis de poser les bases d’un dialogue constructif entre les acteurs de la filière gomme arabique et les autorités compétentes. L’objectif reste de renforcer la structuration du secteur afin d’en faire un moteur de croissance durable pour l’économie malienne. Le respect des règles d’exportation, la lutte contre les pratiques illégales et la mise en place d’une organisation professionnelle rigoureuse sont désormais des priorités pour garantir un avenir prospère à cette filière stratégique.
Ibrahim Kalifa Djitteye
