Symposium national de la jeunesse du Mali : Le projet « la voix des jeunes du Sahel-phase II » tend vers sa fin

Lancé en Mai 2017, le projet « la voix des jeunes du Sahel » prendra décisivement fin en mois d’aout prochain. Une des dernières actions de ce projet concernait la tenue d’un Symposium national de la jeunesse abrité par la maison des ainés de Bamako, du 19 au 20 mai 2021. Plusieurs organisations de jeunes étaient au côté du Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ).

Après quatre années d’exécution, le projet « la voix des jeunes du Sahel » bouclera, en fin du mois d’Aout 2021, sa seconde et dernière phase d’exécution.  

Mais avant, les différentes parties prenantes de ce projet ont tenu à partager avec la jeunesse malienne, la stratégie mise en place pour promouvoir et pérenniser les bonnes actions de « la voix des jeunes du Sahel».

C’est dans ce cadre que s’est tenu du 19 au 20 mai dernier, à la Maison des Ainés de Bamako, le Symposium national de la jeunesse du Mali.

En plus des responsables du projet, plusieurs autres organisations de jeunes étaient présentes au côté du Conseil National de la jeunesse du Mali (CNJ).

Pour le coordinateur du projet, « la voix des jeunes du Sahel », Evariste T. Metuole Dabire, ce symposium entre dans le cadre de la stratégie mis en place de façon consensuelle pour partager les bonnes actions du projet. Il fallait donc, selon lui, mettre en place une stratégie qui facilitera le retrait définitif du projet.

Au cours de ses quatre années d’exécution, le projet « la voix des jeunes du Sahel » a travaillé de façon à accroitre la légitimité des bureaux de CNJ, qui souffrent de crise de légitimité dans l’espace Sahel. Pour cela, il était question soit d’organiser des concertations entre jeunes ou appuyer le processus électoral dans les pays où le CNJ est en fin de mandat comme c’était le cas  au Tchad et au Niger.

Apres, le projet « la voix des jeunes du Sahel », avait au programme, de renforcer la capacité des membres de l’ensemble des organisations de CNJ, dans les pays du G5-Sahel.

Pour Evariste T. Metuole Dabire, l’objectif de ces renforcements de capacités n’était autre qu’outiller ces acteurs de la plus grande faitière de jeunesse au niveau national pour  servir de relai à la promotion des bonnes pratiques du projet ainsi que l’implication des jeunes dans les instances de prises de décisions.

Si certaines actions de ce projet ont été appréciées à juste valeur au niveau local, notamment le processus de dialogue entre les jeunes et les autorités locales, le chef de projet « la voix des jeunes du Sahel) a estimé qu’un « passage à l’échelle supérieure s’impose ».

Il a espéré qu’aux termes de ces deux jours, la jeunesse portera une attention particulière au partage d’expérience fait avec d’anciens leaders d’associations  afin de « tirer les leçons nécessaires pour renforcer la gouvernance associative ».

Même si toute la jeunesse n’a pas pu bénéficier de ce projet, le coordinateur a tenu à rassurer qu’il y’a encore beaucoup de chose à faire dans le cadre du renforcement et l’implication des jeunes non seulement, dans la gouvernance mais aussi dans les instances de prise de décisions, plus particulièrement leur apport en terme de résolution des sources de tentions locale.

A noter que le projet « la voix des jeunes du Sahel » est un projet mis en œuvre par le centre pour le dialogue humanitaire avec l’appui de l’union Européenne dans les 5 pays du G5-Sahel.

De son côté, le président du Conseil National de la Jeunesse du Mali, Habib Dakouo, a affirmé que cette confiance placée aux jeunes les honore et les motive davantage à redoubler d’effort pour relever les défis. « La jeunesse constitue une couche importante dans les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques de développement de nos sociétés », a-t-il indiqué. A cet égard, elle doit être préparée, selon lui, en vue de s’assurer que ces politiques sont conduites en sa faveur.

Pour finir il a souligné que la jeunesse du Sahel en général et celle du Mali, en particulier, a besoin d’accompagnement et de renforcement de capacités dans divers domaines de la culture de paix et la promotion du civisme.

Le conseiller technique représentant le ministre de la jeunesse et des sports,  a pour sa part, invité la jeunesse à « procéder à un diagnostic sans complaisance de la mise en œuvre du projet ». Comme les précédents intervenants, Mohamed El Moctar Mahamar a rappelé que la jeunesse représente un formidable atout pour assoir et promouvoir le développement du pays « elle demeure un facteur important de paix, de stabilité et de cohésion sociale ».

Issa Djiguiba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :