Recrudescence de l’insécurité au centre du Mali : La CNDH rappelle l’État de son devoir de protéger les personnes et leurs biens

Dans un communiqué mis à notre disposition hier, mercredi 7 juillet 2021, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a déploré la recrudescence de l’insécurité au centre du Mali, notamment au pays dogon et dans le cercle de Niono. Elle a rappelé l’Etat de son devoir de protéger les personnes et leurs biens.

« La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) suit avec gravité, et exprime sa vive préoccupation par rapport à la recrudescence de l’insécurité caractérisée par des atteintes à la vie, à l’intégrité physique et aux biens dans le Centre du pays notamment à Bandiagara Koro, Bankass dans la région de Mopti et à Dogofri, Farabougou, dans la région de Ségou, suite à de violents conflits intercommunautaires », a regretté le président de la CNDH, M. Aguibou Bouaré, dans son communiqué.  Ensuite,  en se basant, selon son communiqué, sur le fondement de la Loi fondamentale et de la Charte du Mali, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples, du Pacte international relatif aux Droits Civils et Politiques engageant l’État à respecter et à faire respecter les droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien, la CNDH « dénonce ces violations récurrentes des droits et libertés fondamentaux, notamment les droits à la vie, à l’intégrité physique, à  la sécurité, à la propriété, à l’éducation à la paix ».

Ainsi, elle appelle l’attention de l’État sur sa responsabilité à protéger les droits à la sécurité, à l’intégrité physique de toutes personnes résidant sur le territoire Malien. Aussi, a-t-elle – invité le Gouvernement à tout mettre en œuvre aux fins d’une jouissance effective des droits ci-dessus rappelés. Ce n’est pas tout, la CNDH appelle le Gouvernement à lutter efficacement contre l’impunité en recherchant et traduisant en Justice les présumés auteurs, commanditaires et complices des violations des droits humains.

Boureima Guindo

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