A la suite de leur 1er congrès, les militants du parti Nouvel espoir pour le Mali (Nema) ont fait de Samba Coulibaly leur nouveau président. Elu pour un mandat quinquennal 2022-2027, le responsable du parti a été investi dimanche 7 août dernier au Cicb. Occasion pour lui de s’engager pour l’émergence du pays et de sa force politique.
C’est sous une forte ovation suivie d’un brillant discours que l’actuel homme de la jeune force politique a été investi. Doué en matière politique, l’expérience et la vision du jeune leader semblent être l’une des raisons justifiant le choix porté sur sa personne. Ainsi, c’est dans une salle bourrée de militants, sympathisants et des hôtes que le nouveau président s’est adressé au monde. A l’entame de ses mots, il s’est réjoui de « l’organisation technique » de sa cérémonie d’investiture et du choix porté sur sa personne. Samba Coulibaly a félicité l’ensemble des militants pour leur confiance et accompagnement. Aussi, le leader a explicitement tenu à remercier et féliciter le Président Bréma Bouacar Emmanuel Traoré. Il trouve que c’est sous le leadership du sieur Traoré que le parti a sillonné le territoire national pour être implanté. De nos jours, le parti Nema compte 43 sections. « Je place mon mandat sous le signe de la renaissance et du renouvellement de notre engagement commun à honorer la grande famille. L’heure est au rassemblement, à la cohésion et à l’entente. Il y va de l’intérêt de nous tous. Le lien qui nous unit est plus fort. C’est ensemble que nous formons une famille. C’est ensemble que nous constituons une force », a expliqué le président qui poursuit. Et de poursuivre : « Oui, une force redoutable. Pour ma part, je ne ménagerai aucun effort pour l’atteinte de cet objectif ». Durant la mandature qui s’annonce, Samba Coulibaly promet de veiller à l’épanouissement des femmes et des jeunes. À eux, le message du responsable reste succinct : « Soyez rassurés, vous serez au cœur de toutes mes actions. Je sais votre poids dans l’animation de la vie politique sur le terrain ». Les formations politiques, si nouvelles ou petites soient-elles, ne peuvent plus être ignorées, parce qu’elles contribuent à toutes les décisions les plus importantes pour le Mali. Pour la refondation, le Mali a besoin de tous ses fils et filles sans exception, a annoncé le président de Nema. La refondation ou le Malikura demande à ce que chacun apporte sa pierre dans la construction de l’édifice national. Mettant l’occasion à profit, le nouveau président rappelait à ses militants que le pays traverse, depuis 2012, une crise sécuritaire multidimensionnelle corsée avec l’avènement de la maladie à coronavirus. Des faits qui ont rendu la vie difficile aux Maliens. En dépit de la présence des forces étrangères et de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, l’homme fort du parti évoque la recrudescence des attaques terroristes au Mali, voire des conflits intercommunautaires et l’instabilité politique. Le Mali, avec sa capacité de résistance, est en train de surmonter toutes ces difficultés, se félicite-t-il. Suivant l’analyse du politique, les Maliens de nos jours aspirent à la paix, à la stabilité et à la bonne gouvernance. Faisant allusion aux valeurs séculaires du pays, le leader dit être optimiste que la construction d’un Mali fort, stable et de solidarité est encore possible. D’où son appel au vivre-ensemble, à la cohésion, à l’unité des Maliens. À la tête d’un bureau de 241 membres, le désormais président Samba Coulibaly s’engage à entreprendre toutes les actions entrant dans le cadre de l’émergence du parti Nema et du Mali nouveau.
Mamadou Diarra
