Des patriotes persuadés du bienfondé de la Vision du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, ont jugé important de se réunir pour le lancement du processus d’opérationnalisation du quartier Général de la Doctrine de l’Assimisme (QG de l’Assimisme). Ce mouvement, exclusivement composé des anciens cadres et serviteurs du pays, aura pour mission de fédérer les idées, de rassembler et d’organiser les acteurs engagés dans la dynamique du changement et de la refondation du système politique du pays.
Dans le communiqué publié à cette occasion, des précisions ont été données sur le déclenchement du processus de mise en place des instruments pour le lancement officiel et l’installation de ce quartier Général de la Doctrine de l’ASSIMISME (QG de l’ASSIMISME), ainsi que le démarrage progressif de ses activités. Selon les initiateurs, le QG de la Doctrine de l’ASSIMISME ne constitue nullement une reprise d’activités à caractère partisan ou politique au sens classique du terme. Il se veut plutôt un cadre de réflexion, de rassemblement et d’organisation des acteurs qui, par le passé, ont animé la vie politique nationale, et qui constituent aujourd’hui des forces vives engagées dans la dynamique du changement et de la refondation du système politique du pays. S’agissant des acteurs qui, pour la plupart, ont pris part aux concertations nationales, aux Assises Nationales de la Refondation, ANR, au Dialogue Inter-Maliens ayant conduit à des positions courageuses en faveur de la dissolution des partis et associations politiques. Cela, dans le but de rebâtir une classe politique nouvelle, vertueuse, responsable et capable d’animer une démocratie saine, souveraine et au service exclusif du peuple malien, a-t-on appris du communiqué.
La mission principale du DG
Ce QG de l’ASSIMISME aura, selon ledit communiqué, pour mission principale de créer les meilleures conditions de réflexion, de préparation et d’accompagnement des futures concertations nationales, notamment dans le cadre de l’application de l’article 39 de la Constitution, annoncée par le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le General d’Armée Assimi Goïta, en vue de l’élaboration de la nouvelle charte des partis politiques et des textes législatifs y afférents. Durant cette période, le QG de la Doctrine de l’ASSIMISME se positionnera également comme un cadre de formation citoyenne, un espace de sensibilisation politique et civique, un lieu de mobilisation et de rassemblement des forces vives de la Transition, et un instrument d’accompagnement des grandes réformes engagées pour la refondation de l’État.
Vers l’émergence d’une nouvelle culture politique
Les acteurs de la Doctrine de l’ASSIMISME entendent ainsi contribuer avec responsabilité et patriotisme, à l’émergence d’une nouvelle culture politique fondée sur l’éthique, la souveraineté, la dignité nationale et le service du bien commun. Le QG de l’ASSIMISME se veut ainsi un laboratoire d’idées, un creuset de formation et un cadre d’engagement citoyen, au service d’un Mali nouveau, fort de ses valeurs et résolument tourné vers son destin souverain. Et les initiateurs de préciser que l’ASSIMISME reste également un instrument de cohésion dans l’espace AES, marqué par des défis communs (sécurité, économie, gouvernance). Cette doctrine partagée peut, d’après eux, harmoniser les orientations politiques, renforcer la solidarité entre États, créer une identité idéologique commune. Et de corroborer que l’ASSIMISME peut devenir un socle d’unité régionale durable, un levier de résistance stratégique face aux pressions extérieures (économiques, diplomatiques, sécuritaires). Une doctrine forte permet de consolider la résilience des États, d’unifier les discours politiques, de mobiliser les populations. Ainsi, ont-ils supposé, l’ASSIMISME agit comme un outil de résistance et de mobilisation collective. Le QG devient une véritable académie stratégique. « L’ASSIMISME, c’est aussi une projection panafricaine, car au-delà de l’AES, il peut s’étendre à d’autres pays africains, nourrir le débat intellectuel continental, contribuer à une vision panafricaine moderne. L’ASSIMISME peut être une boussole idéologique, un outil de gouvernance, un levier de souveraineté, un projet panafricain structurant », ont-ils conté, rajoutant que dans l’espace AES et pour l’Afrique en général, une doctrine comme l’ASSIMISME peut jouer un rôle clé, si elle est bien définie, bien structurée, bien diffusée et incarnée par des leaders crédibles.
Mamadou Diarra
