Négociation entre gouvernement et syndicats d’enseignants : Énième échec

En cette veille de la rentrée scolaire 2021-2022, des démarches sont en train d’être entreprises, à nouveau, par les autorités transitoires, en vue de trouver une panacée à une crise scolaire qu’assiste le pays, depuis des années. Comme toujours, les négociations menées, le vendredi 22 octobre, se sont soldées par une divergence de vue, entre les deux parties.

Que de désaccord entre les syndicalistes de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et le gouvernement de la transition. Pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, le gouvernement propose des primes et indemnités à la corporation. Quant à eux, les syndicalistes des enseignants demandent une nouvelle grille des enseignants avec l’application pure et simple de l’article 39 de la loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Dans un communiqué publié, le 23 octobre, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 annoncent avoir répondu présents, le vendredi 22 octobre, à l’avis de réunion du ministre du Travail, de la Fonction publique, et du Dialogue social. La partie gouvernementale a précisé que ladite rencontre avait pour objet d’échanger avec des partenaires que sont les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, sur les propositions déjà faites. « Et surtout de prévenir les conflits à la veille de la nouvelle rentrée scolaire », explique-t-on dans le communiqué. À cette occasion, les représentants du gouvernement ont évoqué les actions engagées, notamment la transposition de la grille unifiée et la correction des situations de celles et ceux qui restent lésés dans ladite transposition. Ils ont sollicité à ce que les syndicats des enseignants acceptent d’adhérer « aux principes de primes et indemnités ». Telles sont les propositions refaites aux enseignants par la partie gouvernementale, le vendredi dernier. Les enseignants, pour ne souhaiter que l’application de leur article 39, n’ont pas accepté la énième demande des nouvelles autorités. « Les syndicats pour leur part ont remercié le département pour la dynamique du dialogue pour laquelle ils ont exprimé leur disponibilité. Ils ont rappelé la position qui a prévalu depuis des premières négociations ». Une position qui, mentionne-t-on, consiste à appeler au camp adverse (gouvernement) : le respect de la loi. « Les syndicats ont rappelé la position qui a prévalu, celle du respect de la loi, précisément de l’élaboration de la grille des enseignants conformément au 15.17%.Et ensuite, ils ont affiché leur disponibilité à discuter des modalités d’application », a-t-on appris de ce communiqué. Tour à tour, les deux camps ont alors plaidé « pro domo », avant de se donner rendez-vous pour une autre éventuelle discussion. Dans une vidéo qui nous est parvenue, le porte-parole des syndicalistes, Ousmane Almoudou Touré dira que le département du Travail leur a envoyé l’avis de cette réunion « sans préciser l’ordre du jour ». « Nous sommes venus pour manifester notre bonne foi, parce qu’il s’agit d’un problème du Mali. Le gouvernent nous a fait part de ses préoccupions, celles qui consistent à faire tout pour que la rentrée scolaire, prévue pour ce 1 novembre, puisse se tenir dans la paix et la quiétude », véhicule le porte-voix. D’après lui, le seul désaccord se trouvant entre les enseignants et le gouvernement est l’inapplication de l’article 39. « Nous n’avons pas déposé un préavis de grève pour le moment, mais notre dynamique est de continuer à nous battre jusqu’à ce que nous obtiendrons la victoire de cette lutte », a-t-il confié. Et de conclure : « Peut-être que les gens entendront autre chose après la reprise des cours, parce que nous allons continuer notre lutte jusqu’à la victoire. Et je demande à nos militants de rester déterminés ».

Mamadou Diarra

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