Dans la dynamique préparatoire du Forum d’examen des migrations internationales 2026, prévu en mai prochain à New York, les pays africains champions de la mise en œuvre du pacte mondial pour la migration se sont réunis le 1er avril 2026 au Caire, en Égypte. Cette rencontre visait notamment à favoriser une convergence de positions en vue de l’adoption d’une déclaration commune lors du forum de New York. Le Mali était représenté par son ministre des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine Mossa Ag Attaher.
Portée par la République arabe d’Égypte, cette rencontre ministérielle des pays africains champions pour la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, régulières et ordonnées, s’est tenue en présence de la Directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations. Une participation qui dénote de l’importance accordée à la bonne coordination entre les États africains et leurs partenaires internationaux.
Dans le contexte confédéral actuel, la participation du Mali, au-delà de ses frontières nationales, contribue à porter la voix des pays sahéliens, confrontés à des défis sécuritaires, économiques et humanitaires spécifiques.
Vu l’environnement migratoire de plus en plus complexe, le ministre des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine Mossa AG ATTAHER a réaffirmé l’engagement du Mali à consolider son positionnement sur la scène internationale.
Par ailleurs, le ministre malien a beaucoup plus mis l’accent sur les priorités nationales, notamment la protection de ses ressortissants, la promotion de voies de migration régulière, la valorisation de la diaspora entre autres.
Occasion pour lui de présenter les avancées enregistrées par le Mali en matière de gouvernance migratoire.
Au niveau des réformes structurantes, on note la révision de la Politique nationale de migration (PONAM), le renforcement de la coordination institutionnelle ainsi que la structuration d’un partenariat stratégique avec l’Organisation internationale pour les migrations, à travers la mise en place d’un comité technique conjoint et l’élaboration d’une feuille de route nationale.
Des efforts considérables ont été également investis pour la réintégration durable des migrants de retour, à travers la mise en œuvre de programmes de formation, de réinsertion économique et d’appui à l’entrepreneuriat.
Des avancées rendues possibles grâce aux efforts concertés de plusieurs entités : centres d’accueil, l’assistance aux personnes vulnérables, notamment le Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) qui soutiennent l’organisation de retours dignes et sécurisé, dans le respect de la dignité humaine.
Issa Djiguiba
