Madagascar : la population obligée de manger de l’herbe à cause de la famine

Depuis quelque temps, une famine frappe le sud de Madagascar à cause du réchauffement climatique. La famine est tellement sévère que la population est obligée de manger de l’herbe pour survivre. L’information a été publiée par le site allafrica.com

Apparemment une catastrophe humanitaire approche sans faire du bruit. Près de 14.000 Malgaches sont, si on peut le dire comme ça, en danger de mort dans le Sud de l’ile, menacés à court terme par la famine.

En somme, 1200000 personnes au moins sont déjà victimes d’une sècheresse historique due au réchauffement climatique. C’est dans ce contexte que plusieurs organisations humanitaires appellent à l’aide en leur faveur.

Les habitants du Sud de Madagascar expliquent qu’eux et leurs enfants survivent avec difficultés. Selon RFI, les populations préparent, le matin des plats d’insecte. Elles les lavent du mieux qu’elles peuvent car l’eau aussi manque. Et cette situation dure depuis 8 mois. Ça fait 8 mois que les habitants du Sud ne mangent que les plantes, car il ne pleut pas. La récolte est  donc la récolte est impossible. Cette situation n’est plus une exception, dans le sud de la grande île.

Dans les centres de santé, les admissions pour malnutrition sévère ont pris de l’ampleur au mois de juin dans les 10 district. Les milliers d’enfants admis pour malnutrition n’ont plus que la peau sur les os.

Madagascar est le seul pays au monde à faire face actuellement à une insécurité alimentaire de niveau 5(IPC-5) alors que le pays ne traverse pas de conflit. Il est aussi le premier pays dans lequel la famine est due au réchauffement climatique.

Selon la directrice régionale du Programme Alimentaire Mondial pour l’Afrique australe Lola Castro « ces gens ne mangent que des cactus, des feuilles (c’est ce que mangent normalement les animaux). Les gens mangent ça crus ou cuits, c’est tout ce qu’ils ont. La famine à Madagascar ne touche pas seulement les enfants mais aussi des adolescents, des adultes explique-t-elle

La sécheresse est venue empirer cette situation déjà fortement dégradée avec l’arrivé de la Covid-19, qui a empêché de nombreux Malgaches à travailler normalement ces derniers mois, et plus précisément dans les champs.

Face à cette situation, les organisations humanitaires, notamment le PAM estime que pour éviter une tragédie il faudra mobiliser de 78,6 millions de dollars pour des besoins alimentaires, car cette situation pourrait prendre de l’ampleur et atteindre les pays comme : Mozambique, Zimbabwe et le Malawi.

Tioumbè Adeline Tolofoudié Stagiaire

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