Centrafrique : les autorités rejettent les conclusions du rapport des experts de l’ONU

Dans un rapport annuel publié, mercredi 23 juin, l’ONU dénonce des « violations du droit humanitaire international » commises par des « instructeurs » russes en Centrafrique, avec les forces armées. A cet effet, le ministère de la Défense rejette dans un communiqué de presse les conclusions des experts.

Dans les conclusions du rapport des experts, l’Organisation des Nations Unies dénonce des exactions commises par des «instructeurs» russes. Par ailleurs, les autorités centrafricaines rejettent catégoriquement les conclusions de ce rapport.

Selon le conclusions du rapport des experts de l’ONU, les «instructeurs» russes envoyés en Centrafrique, non armés et ne participant pas aux combats selon Moscou, ont commis avec les forces centrafricaines «des violations du droit humanitaire international», affirme un rapport annuel des experts de l’ONU chargés de ce pays. «Dans plusieurs régions visitées, le groupe d’experts a reçu des témoignages confidentiels sur un recours excessif à la force par les Faca (armée centrafricaine) et les instructeurs russes».

Par ailleurs, le ministère de la Défense centrafricaine rejette, dans un communiqué de presse, toutes les accusations qu’il considère comme un moyen de ternir l’image de l’armée centrafricaine. Le porte-parole du ministère de la Défense, capitaine Firmin Amoulo Malo a estimé dans le communiqué qu’ « il s’agit là d’une volonté manifeste de ternir par tous les moyens l’image de notre institution militaire alors que celle-ci continue de consentir d’énormes sacrifices pour restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ».

Dans le même communiqué, le ministère de la Défense centrafricaine affirme qu’ « il ne fait pas de doute que cette publication calomnieuse fondée sur des preuves fabriquées et non vérifiées est une stratégie qui vise d’abord à saper le moral de nos troupes mais aussi à amener les Nations unies à prendre des sanctions contre les alliés russes, dont la mission de rétablissement de l’autorité de l’État compromet assurément l’action des rebelles qui sévissent dans nos provinces en violation flagrante des dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine».

Ibrahim Djitteye

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