Le Mali a officiellement lancé les épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) 2026. Avec plus de 19 000 candidats répartis sur l’ensemble du territoire national, cette session illustre la montée en puissance de l’enseignement technique et professionnel, considéré par les autorités comme un levier stratégique pour l’emploi des jeunes et le développement du pays.
Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a procédé au lancement officiel des épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), au Centre de Formation Professionnelle Soumaoro Kanté. La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère marquée par la sérénité, en présence de plusieurs responsables administratifs, encadreurs pédagogiques et acteurs du secteur éducatif venus témoigner leur soutien aux candidats.
Pour cette session 2026, ils sont au total 19 186 candidats à prendre part aux épreuves sur toute l’étendue du territoire national, soit une augmentation de 2 979 candidats par rapport à l’année précédente. Une progression significative qui confirme l’intérêt grandissant des jeunes pour les filières techniques et professionnelles, désormais perçues comme des voies porteuses d’opportunités dans un contexte marqué par les défis de l’emploi et de l’insertion socio-professionnelle.
Dans son intervention, le ministre Dr Amadou Sy Savane a salué les efforts conjugués des autorités éducatives, des enseignants, des parents d’élèves ainsi que des partenaires du système éducatif pour assurer la bonne organisation des examens. Il a invité les candidats à faire preuve de discipline, de concentration et de confiance tout au long des compositions.
Avant l’ouverture de la première enveloppe des épreuves de dessin, le chef du département de l’Éducation nationale a effectué une visite de plusieurs salles d’examen afin de constater les conditions de déroulement des compositions et d’encourager les candidats ainsi que le personnel de surveillance.
Au-delà de son caractère académique, cette session du CAP revêt une portée stratégique pour les autorités maliennes. Depuis plusieurs années, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer l’enseignement technique et professionnel afin de mieux adapter la formation aux besoins du marché de l’emploi. Les métiers techniques, artisanaux et industriels sont de plus en plus présentés comme des secteurs capables d’offrir des débouchés concrets à une jeunesse en quête d’opportunités.
Dans un contexte national exigeant, marqué notamment par des contraintes logistiques et sécuritaires persistantes, l’organisation des examens sur l’ensemble du territoire apparaît également comme un signal fort de continuité du service public éducatif. Les autorités entendent ainsi préserver le calendrier scolaire et garantir aux candidats des conditions de composition jugées satisfaisantes.
À travers cette session 2026 du CAP, le Mali réaffirme ainsi son ambition de promouvoir une école fondée sur le mérite, la compétence et l’excellence, tout en faisant de la formation professionnelle un pilier essentiel de son développement socio-économique.
Issa Djiguiba
