Au Burkina Faso, une nouvelle coalition composée de sept organisations de la société civile a annoncé, samedi 12 février son soutien au Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration – MPSR. La Coordination nationale pour une transition réussie – CNRT se dresse comme une force de « conseils, de propositions et d’actions au service de la Transition », déclare les responsables.
La Coordination nationale pour une transition réussie – CNRT, une nouvelle coalition de la société civile a tenue, samedi, une Assemblée générale. Objectif soutenir les actions de la transition en cours. Elle s’est dite également positionnée comme une sentinelle en vue de surveiller les engagements pris par la transition et dénoncer les manquements. En effet, selon le porte-parole de la CNTR, Pascal Zaïda, « nous voulons apporter notre contribution de façon significative et objective dans le cadre du renouvèlement de la transition au Burkina Faso, parce que tout le monde souhaiterait que la transition soit une réussite pour qu’on ne tombe plus dans les erreurs du passé ».
Pour une bonne réussite de la Transition au Burkina Faso, la Coordination nationale pour une transition réussie – CNTR s’est fixée un certain de missions à accomplir. « Cette coordination Nationale pour une Transition Réussie a pour mission première de jogger de façon significative et objective ce qui est comme souhait du peuple burkinabè, ses aspirations profondes, et aussi quels sont les engagements que la transition pourrait éventuellement prendre dans ce sens ; en amont, il faut aussi dire que cette coordination aura pour rôle d’alerter et dénoncer au cas où il y aura des dérives dans le cadre de la gestion de la transition », a indiqué le porte-parole de la CNTR, Pascal Zaïda.
Compte tenu également du plus grand défi du moment au Burkina Faso qui est la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays, le CNTR compte aussi jouer sa partition. Pour cela établi quelques recommandations qui consiste à endiguer la violence armée dans ce pays du Sahel qui fait face depuis 2015 à une expansion djihadiste. « Le déclenchement d’une vaste et sempiternelle opération visant à aller à l’offensive contre les groupes terroristes et la sécurisation des zones déjà conquises par des présences militaires et paramilitaires; le retour de l’administration publique dans les zones abandonnées; la réinstallation des personnes déplacées internes dans leurs zones respectives; la constitution de stock alimentaire de sécurité et la sécurisation des hameaux de culture d’ici le début de la campagne agricole; le dialogue entre les entités socio-politiques conformément à l’engagement du président du MPSR ; une large concertation sur les différentes alternatives pour la restauration de la structure économique du pays », déclare Pascal Zaïda.
Notons que quelques semaines après le coup d’État militaire qui a chassé du pouvoir le président Roch Marc Christian Kaboré, le Conseil constitutionnel a confirmé, dans une décision, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba chef de l’État du Burkina Faso. Par ailleurs, selon l’institution le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration prêtera serment le 16 février prochain.
Ibrahim Djitteye
