Alors que d’énormes efforts ont été consentis par les autorités de la Transition pour faciliter l’accès aux produits pétroliers, la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) signale avoir constaté que certains opérateurs s’adonnent à des augmentations injustifiées des prix du carburant.
Des acteurs sollicités dans la chaine d’approvisionnement du pays en carburant semblent être engagés à rendre la vie ardue aux Maliens. La triste réalité a fait l’objet de dénonciation à travers un communiqué rendu public le 31 mars dernier. « Depuis quelques semaines, nous constatons une augmentation significative des prix des produits pétroliers sur le marché international, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient. Pour atténuer les impacts sur l’approvisionnement national en produits pétroliers, le Gouvernement a décidé de fixer de nouveaux prix, tout en renonçant à une partie de ses recettes douanières », a évoqué la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. D’après elle, ces efforts du Gouvernement visent à limiter la hausse des prix de manière à garantir la continuité des activités économiques dans notre pays. « Cependant, il nous a été donné de constater que certains acteurs économiques procèdent à des augmentations de prix de façon unilatérale ». Et le Directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de rappeler que toute augmentation de prix au Mali doit s’inscrire dans un cadre légal. En tout cas, les contrevenants doivent impérativement s’attendre à des sanctions. Tel est la quintessence du message véhiculé par ce service. « Nous invitons donc tous les acteurs économiques à faire preuve de retenue et à privilégier la concertation en cette période où ensemble nous devons unir nos forces pour mitiger les effets néfastes de la guerre au Moyen-Orient. Aucune augmentation de prix injustifiée ne sera tolérée et sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. Nous comptons sur la bonne compréhension et la coopération de tous », a-t-il indiqué.
Rappelons que le Mali, tout comme les autres pays du monde, fait face à des difficultés d’approvisionnement en carburant. Ce problème résulte des conséquences de la guerre américano-israélienne contre la République islamique de l’Iran. Une guerre pour laquelle le Détroit d’Ormuz, un endroit où une partie importante du carburant mondial passe, se trouve présentement fermé. Certains opérateurs maliens veuillent alors profiter de cette situation pour imposer leur propre prix sur le marché. Les agents de la DGCCC veillent désormais au Grin.
Mamadou Diarra
