Le Mali a célébré la Journée mondiale des Forêts le 21 mars 2025, marquée par le lancement officiel des alliances productives, un projet stratégique visant à promouvoir le développement durable des produits forestiers non ligneux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet national de restauration des terres dégradées, dont l’objectif principal est de préserver l’environnement, garantir la sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie des populations vivant en périphérie des forêts.
Le gouvernement malien, à travers la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Doumbia Mariam TANGARA, a réaffirmé son engagement envers une gestion durable et inclusive des ressources naturelles. « En associant ce lancement à la célébration mondiale, nous réaffirmons notre volonté de placer les produits forestiers non ligneux au cœur des stratégies de développement durable, en tenant compte de leur importance pour les communautés locales », a-t-elle souligné.
Placée sous le thème mondial « Forêts et aliments », le Mali démontre que la préservation des forêts ne va pas de pair avec l’abandon de leurs ressources. Le projet de restauration des terres dégradées, notamment à travers les alliances productives, vise à valoriser des produits forestiers non ligneux comme le karité, le baobab, le néré, le tamarin etc. Ces produits, essentiels pour la conservation de l’environnement, jouent également un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des populations locales.
Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye MAIGA, a mis en évidence l’impact direct du projet sur la population : « Ce projet couvrira 87 communes réparties sur 8 régions, avec la mise en place de plus de 400 plans d’affaires stratégiques. Il mobilisera plus de 11 milliards de francs CFA, dont 9 milliards sous forme de subventions directes pour soutenir la production, la transformation et la commercialisation des produits forestiers non ligneux », a-t-il déclaré. Selon le chef du gouvernement, cette initiative aura des retombées positives pour environ 176 000 bénéficiaires directs, avec la création de 13 000 emplois et la construction d’infrastructures modernes permettant d’améliorer l’accès au marché pour les producteurs.
Dans son allocution, Rokiatou TRAORE, représentante des bénéficiaires, a exprimé l’espoir que ce projet pourrait transformer la vie des communautés locales : « Cette initiative nous donne l’opportunité de restaurer nos terres et d’améliorer nos conditions de vie. C’est un vrai levier de développement pour ceux qui dépendent directement des forêts. »
Du côté des partenaires techniques et financiers, M. Abdramane Coulibaly, représentant de la Banque mondiale, a mis l’accent sur l’importance du projet pour l’autonomisation des communautés vulnérables : « En diversifiant leurs sources de revenus, ce projet permettra aux populations de renforcer leur résilience face aux défis climatiques et de mieux faire face aux crises économiques. »
Il faut noter que programme s’inscrit dans un cadre plus large, notamment avec la signature de conventions pour financer 118 sous-projets de restauration des paysages dans le delta intérieur du Niger et dans le cadre du tracé de la grande muraille verte, visant à restaurer les écosystèmes tout en soutenant les communautés locales dans la gestion durable de leurs ressources.
Issa Djiguiba
