Niger soldiers patrol in the desert of Iferouane on February 12, 2020 to protect tourists and dignitaries during the Air Festival. (Photo by Souleymane Ag Anara / AFP)
Au moins une dizaine des soldats ont été tués, le vendredi 10 février dernier, dans la région « instable » de Tillabéry, dans la zone dite « des trois frontières » lors d’une attaque djihadiste.
La région de Tillabéry, dans la région dite « des trois frontières », aux confins du Niger, du Burkina Faso et du Mali, est encore frappé par une attaque djihadiste ce vendredi 10 février, faisant au moins dix soldats nigériens tués, a annoncé samedi le ministère de la défense nigérien. « Un détachement de l’opération Almahaou en patrouille dans la zone nord du département de Banibangou est tombé dans une embuscade d’hommes armés terroristes », indique un communiqué du ministère et rapporté par l’Agence France presse. Le ministère a par ailleurs, évoqué que le bilan de cette attaque dans la localité d’Intagamey pourrait être bien plus lourd avant de préciser que « seize personnes disparues et treize militaires blessés ».
Le ministère ne charge de la défense nigérienne a aussi souligné dans son communiqué que la riposte des soldats et « l’intervention prompte des vecteurs aériens » ont forcé les assaillants à se replier « vers un pays voisin », vraisemblablement le Mali, situé à quelques kilomètres de l’attaque, d’après le rapport du média français. Le communiqué ne précise pas le nombre d’assaillants tués dans la riposte, souligne l’AFP.
L’attaque s’est produite dans l’immense et instable région de Tillabéri, d’une superficie de 100 000 km2 dans la zone dite « des trois frontières » aux confins du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Les premières attaques contre l’armée dans cette zone ont débuté en 2010 mais se sont intensifiées en 2017. Les autorités y ont lancé plusieurs vastes opérations à proximité de la frontière avec le Mali pour lutter contre les djihadistes. Elles reçoivent l’appui, dans le cadre d’un récent « partenariat de combat », de 250 soldats français. Après quelques mois d’accalmie, onze civils avaient été tués en octobre 2022, lors de plusieurs attaques.
Mercredi, neuf personnes ont été tuées dans une attaque menée par « des terroristes lourdement armés » contre un site de réfugiés maliens dans la région de Tahoua, toujours dans la même zone. C’est dans cette même région de Tahoua que 141 civils avaient été massacrés le 21 mars 2021 par des djihadistes présumés dans plusieurs attaques menées contre plusieurs villages.
Ibrahim Djitteye avec l’AFP
