Le syndicat national des Banques, Assurances, Etablissements financiers, Microfinances, Entreprises pétrolières et Commerces du Mali (Synabef) s’apprête à déposer un préavis de grève de 120 heures reconductible à partir du 7 avril 2025.
Le secteur du monde économique du Mali connaîtra, dans les prochains jours, une paralysie. Les syndicats se préparent pour le dépôt d’un préavis de grève. La confirmation de la situation a été donnée par Amadou N. Sidibé, secrétaire chargé de l’information et de la communication du SYNABEF. « C’est officiel ! Le Synabef résolu et plus que déterminé cette fois-ci. Un préavis de grève en gestation sur 13 points. Il s’agit de les régler ou d’observer une grève de cent vingt (120) heures reconductibles à cent vingt (120) heures sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé M. Sidibé qui poursuit, « cette grève débutera le 7 avril 2025 à 00H00 et durera jusqu’au 18 avril 2025 à minuit ». Ainsi, parmi ces 13 points décriés figure la situation des deux syndicalistes d’Ecobank. Deux responsables de banque qui, depuis quelques moments, sont détenus en prison pour une affaire de « fausse garantie » qui oppose l’Ecobank à la société EDM-SA. A cette situation déplorable s’ajoute le licenciement du personnel de Ubipharm, le comportement de l’actuel ministre de l’Economique et des Finances vis-à-vis des syndicats du Synabef. Une partie des 13 points concernera, suivant la déclaration de M. Hamadoun Bah, secrétaire général du Synabef à l’occasion de leur assemblée générale extraordinaire récemment tenue à la Bourse du Travail : la situation des travailleurs de Petro BAMA… Lors de l’Assemblée générale extraordinaire du syndicat, Hamadoun Bah dénonçait la situation des travailleurs de Petro BAMA, précisant être face à une décision des plus « irréfléchies » d’un juge du travail sur plainte de PETRO BAMA. Il rappelait qu’un juge a condamné des syndicalistes de Petro BAMA au paiement de plus de 150 millions F CFA de dommages et de 50 millions F CFA d’intérêts, soit plus de 200 millions CFA. Le même juge a ordonné le licencient desdits syndicalistes, alors que leur seul pêché a été, selon lui, de respecter le mot d’ordre d’arrêt de travail du SYNABEF. Quant à la situation de Baraka Petrolium, le secrétaire général qualifiait la situation du personnel d’une situation « ubuesque ». Situation dans laquelle des syndicalistes ont tous été licenciés sans en référer à l’inspection du travail dont l’autorisation est requise avant tout licenciement. Et de confier que le dossier d’Ubipharm concerne le licenciement collectif de 158 travailleurs depuis bientôt un an et demi. Lesdits employés ont été licenciés pour avoir refusé de signer un avenant modifiant substantiellement leur contrat en pleine négociation…
Mamadou Diarra
