L’initiative d’information, de communication et de plaidoyer sur la protection sociale au Mali (ICP-Mali), en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Mali (FES), a organisé, le 12 septembre dernier, une session de renforcement de capacités de 20 journalistes sur le thème « Politique nationale de santé et de sécurité au travail et son plan d’action 2025-2029 : quelle opportunité pour améliorer la santé et la sécurité dans le travail des acteurs médiatiques au Mali ? ». C’était dans les locaux de l’Union Technique de la Mutualité Malienne (UTM).
De par l’initiative, il s’agissait de donner des explications aux participants sur les nouvelles conventions n° 155 et n° 187 de l’OIT ; d’exposer brièvement la politique nationale de Santé et de Sécurité au Travail et son plan d’action 2025-2029 ; d’expliquer les opportunités que la PNSST et son PA 2025-2029 pourraient représenter pour les travailleurs des médias au Mali ; d’initier des travaux d’atelier pour dégager les pistes que les organisations professionnelles pourraient explorer pour tirer tout le bénéfice de la PNSST et de son PA…
Selon les données de l’OIT, 2,9 millions de travailleurs perdent chaque année la vie à cause des accidents de travail ou de maladies professionnelles. S’y ajoutent 402 millions de cas d’accidents du travail non mortels. En Afrique, le poids de ces drames humains et économiques est particulièrement lourd, touchant de manière disproportionnée les travailleurs des secteurs agricoles, miniers et informels. Face à la problématique, le gouvernement du Mali a adopté en septembre 2025 sa politique nationale de santé et de sécurité au travail ainsi que son plan d’action 2025-2029. Selon les organisateurs de l’atelier, cette adoption s’inscrit dans la dynamique internationale impulsée par la Conférence internationale du Travail de 2022, qui a reconnu la santé et la sécurité au travail comme le cinquième principe et droit fondamental au travail. Sur la question, deux nouvelles conventions ont rejoint les normes fondamentales de l’OIT. Il s’agit de la Convention n° 155 sur la santé et la sécurité des travailleurs et de la Convention n° 187 sur le cadre promotionnel pour la SST.
Prenant la parole, le président d’ICP-Mali, Ousmane Dao, a souligné que l’objectif de l’atelier est de permettre d’outiller des journalistes de l’information sociale à mieux traiter des questions de protection sociale en République du Mali. Estimant que la protection sociale est un pilier inestimable pour la sécurité de toute nation, il a indiqué que les renforcements de la santé et de la sécurité au travail comme droits fondamentaux au Mali marquent une étape importante pour la consolidation d’un monde de travail plus sûr, mais aussi pour la promotion de la justice sociale et du développement durable. « Nous découvrons tous ensemble l’importance capitale de ces dispositifs sociaux. Car, est-il besoin de rappeler, chaque année, selon les estimations de l’OIT, près de 3 millions de travailleurs perdent la vie à cause d’accidents de travail ou de maladies professionnelles. À cela s’ajoutent 402 millions de cas d’accidents du travail non mortels. Il devient donc nécessaire pour les acteurs de médias de se saisir de la question », a-t-il fait comprendre.
Aussi présent, le Directeur Général de l’Union Technique de la Mutualité Malienne, Issa Sissouma, s’est réjoui de la tenue de l’atelier en encourageant les participants à s’intéresser à la problématique.
Au nom de la Fondation, M. Alousseni Sangaré a, quant à lui, rappelé l’importance de la thématique retenue pour l’occasion, évoquant que les journalistes jouent un rôle prépondérant dans la vulgarisation des deux conventions et la sensibilisation du public pour la prise en compte de la PNSST et de son plan d’action.
Diarra Mamadou
