Après la visite du Général de Division Abdoulaye Maïga à Alger, le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb a effectué, le lundi 14 septembre, une visite de travail et d’amitié à Bamako. De l’audience avec le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, aux échanges avec son homologue malien et avec le reste du gouvernement malien, cette visite a permis de redynamiser les relations Mali-Algérie.
Moins de trois semaines après la visite de travail du Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, en Algérie, Sifi Ghrieb était à son tour dans la capitale malienne, à l’invitation de son homologue malien. Porteur d’un message du président Abdelmadjid Tebboune à l’attention du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, ce déplacement du Premier ministre algérien s’inscrit surtout dans la continuité d’un processus de rétablissement des relations séculaires d’amitié et de fraternité entre le Mali et la République algérienne démocratique et populaire.
Le temps fort de cette visite a été l’audience accordée par le Général d’Armée Assimi Goïta au chef du Gouvernement algérien. En effet, Sifi Ghrieb a transmis au Chef de l’État malien les salutations fraternelles de son homologue algérien ainsi que l’assurance de son attention particulière au renforcement des liens de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays. En retour, le président de la Transition l’a chargé de transmettre ses salutations sincères au président Tebboune. Les échanges ont surtout confirmé la volonté des deux parties de poursuivre l’action engagée pour renforcer les relations bilatérales.
D’ailleurs, une prochaine visite du Général d’Armée Assimi Goïta en Algérie est en préparation, à la suite de l’invitation du président Abdelmadjid Tebboune.
Avec le Général de Division Abdoulaye Maïga, Sifi Ghrieb a poursuivi les discussions au cours de plusieurs échanges et séances de travail avec les deux délégations. Les sujets abordés sont relatifs aux investissements et aux perspectives de développement de la coopération bilatérale.
La coopération institutionnelle figure également parmi les dossiers évoqués. L’Algérie a fait part de sa disponibilité à réactiver les mécanismes bilatéraux de coopération, notamment la Grande Commission mixte, afin de renforcer le cadre de concertation entre les deux pays et de l’adapter aux priorités actuelles.
Partageant un vaste espace frontalier (1 300 kilomètres), les questions sécuritaires ne pouvaient pas rester en marge de cette rencontre. Les deux parties ont réaffirmé l’importance d’une approche globale et solidaire, fondée sur les capacités propres des États de la région.
Il faut noter que le Mali et l’Algérie sont confrontés à des défis qui dépassent les frontières nationales. C’est pourquoi la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la criminalité transfrontalière demeure un axe important de la coopération.
Après avoir été sérieusement affectées pendant un moment, les relations entre les deux États connaissent, à travers cette visite, une nouvelle dynamique portée par une volonté politique au sommet des deux pays de recoudre les liens entre les deux peuples, existant depuis la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, avant de s’étendre progressivement aux domaines politique, économique, culturel et humain.
Au fil des décennies, cette relation entre le Mali et l’Algérie s’est structurée autour de différents mécanismes de coopération dans l’éducation, le commerce, les échanges économiques ou encore la recherche. Cette visite visait à relancer ces différents mécanismes de coopération.
Issa Djiguiba
