La 5ᵉ édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) s’est ouverte mardi avec pour ambition de faire de l’éducation et de la culture des leviers durables de paix, de cohésion et de citoyenneté. Ainsi, jusqu’au 21 septembre, des conférences et autres initiatives culturelles, éducatives, sportives et citoyennes contribueront à consolider la paix et le vivre-ensemble au Mali, voire dans l’espace AES.
Lancée le mardi 15 septembre à Bamako, la 5ᵉ édition de la SENARE entend impacter davantage la cohésion sociale et le vivre-ensemble au Mali. Placée sous le thème « Éducation, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour la paix au sein de l’AES et de la sous-région », la cérémonie de lancement était placée sous la présidence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Dans son discours prononcé au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Chef du Gouvernement a rappelé que la réconciliation demeure un processus collectif. De ce fait, elle ne se décrète pas et ne saurait se limiter aux cérémonies ou aux discours. À ses dires, la réconciliation se construit dans les familles, se poursuit à l’école et se consolide dans les quartiers, les villages et les communes à travers le dialogue, la solidarité et le respect de l’autre.
L’éducation et la culture occupent, selon lui, une place centrale dans cette démarche. Elles apparaissent comme de puissants vecteurs de transmission de la mémoire collective, des valeurs et des héritages communs qui contribuent à renforcer le sentiment d’appartenance et le vivre-ensemble.
Dans le contexte de l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027, décidée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, cette orientation prend encore plus de résonance.
C’est pourquoi la SENARE 2026 a un programme riche et varié, avec des conférences-débats sur la paix et la réconciliation nationale, des activités artistiques, culturelles, éducatives et sportives, ainsi que des actions citoyennes, y compris des opérations de don de sang. Ces différentes initiatives ont pour but de favoriser la sensibilisation, le dialogue et la participation des populations à la construction de la paix.
Au fond du message, la réconciliation ne doit pas seulement intervenir après les crises. Elle doit également se préparer en amont, par l’éducation des jeunes générations, la transmission culturelle, le dialogue communautaire et l’apprentissage du respect de l’autre.
La participation du Burkina Faso, du Niger et de la Guinée donne à la manifestation une dimension sous-régionale, en élargissant les échanges au-delà du Mali.
Issa Djiguiba
