Ces derniers jours, des spéculations sur les réseaux sociaux font état d’une possible intervention des États-Unis contre les groupes armés terroristes au Sahel. En marge du lancement de BAMEX, jeudi dernier, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a coupé court aux rumeurs en affirmant qu’à ce jour, l’État du Mali ne dispose d’aucune information officielle confirmant cette éventualité.
Publiée par le Washington Post, l’information faisant état d’une possible intervention directe des forces américaines dans la lutte contre les groupes armés terroristes au Mali a tout de suite inondé les réseaux sociaux et certains médias. Bien que le sujet ait suscité des débats, les autorités maliennes assurent n’avoir reçu aucune confirmation officielle en provenance de Washington.
Cette mise au point a été faite en marge du lancement de BAMEX-26, le jeudi 23 juillet. « Nous avons constaté que de nombreux médias ont relayé cette information. À ce jour, nous ne disposons d’aucune confirmation, ni d’aucune déclaration officielle des États-Unis ou de responsables américains à ce sujet. Nous ignorons donc quelle sera la posture du gouvernement américain », a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.
Au-delà de cette mise au point, le chef de la diplomatie malienne a tenu à réaffirmer la doctrine de Bamako en matière de coopération sécuritaire. Selon lui, le Mali continue de fonder sa stratégie de défense et de sécurité sur ses propres capacités. Un choix stratégique assumé par les plus hautes autorités de la Transition.
Ouvert à tous les partenariats sincères, S.E.M. Abdoulaye Diop a rappelé les nouveaux principes de l’action publique, dont l’un des piliers met l’accent sur la défense des intérêts stratégiques du Mali. « La moindre des choses que l’on puisse attendre d’un partenaire est de venir demander au Mali de quoi il a réellement besoin », a-t-il indiqué.
Cette déclaration signifie qu’aucune initiative extérieure ne doit, ni ne peut, se substituer à la souveraineté de l’État dans la définition de ses besoins. En d’autres termes, toute coopération, quelle qu’en soit la nature, doit s’inscrire dans une logique de dialogue, de respect mutuel et de prise en compte des priorités définies par les autorités maliennes elles-mêmes.
Issa Djiguiba
