Quatre comités syndicaux affiliés au Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNESUP) menacent d’observer une série de grèves dès la rentrée universitaire prochaine. Ils ont tenu à adresser, le 10 septembre dernier, une lettre d’avertissement au Directeur Général du budget. Objectif : prendre des mesures nécessaires pour la gestion des dossiers relatifs aux heures supplémentaires et aux tâches liées aux examens pour éviter toute perturbation des cours.
La présente démarche concerne les membres de la synergie des Comités syndicaux de la Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage (FLSL) ; la Faculté des Sciences Humaines et des Sciences de l’Éducation (FSHSE) ; l’Institut des Sciences Appliquées (ISA) et l’Université Kurukanfuga de Bamako (UKB). De par leur lettre, ils ont fait part de leur mécontentement au sujet de la lenteur constatée dans le traitement des dossiers relatifs aux heures supplémentaires et aux tâches liées aux examens. Selon eux, ces dossiers sont en instance depuis un certain temps au niveau du Budget. Cela, sans qu’ils aient des informations précises sur leur état d’avancement, ni sur leur date de règlement. À travers ladite lettre, les responsables des comités syndicaux ont estimé que cette situation est une violation de la loi n° 98-012 du 19 janvier 1998 et de son Décret 03-580/P-RM du 30 décembre 2003. Les autorités compétentes sont fortement attendues pour la résolution de la situation. Sans quoi, a-t-on appris de la correspondance, des perturbations de cours auront certainement lieu dès la rentrée universitaire prochaine. C’est du moins ce qu’a annoncé le regroupement syndical. « Nous souhaitons privilégier le dialogue et tout mettre en œuvre pour éviter une grève. Toutefois, si aucune avancée concrète n’est enregistrée avant la rentrée, nous nous réservons le droit de déposer un préavis de grève et d’engager toute action syndicale légale nécessaire », a annoncé le comité, demandant au Directeur Général du budget de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour accélérer le traitement et le règlement des dossiers.
Diarra Mamadou
