Après le renouvellement du mandat de la Minusma au Mali, le Mouvement Yèrèwolo Débout sur les Remparts a tenu, mardi 5 juillet, un point de presse d’éclaircissement de sa position. À cet effet, si le gouvernement de la transition a émis des réserves quant aux conditions de ce nouveau mandat de la Minusma, le mouvement panafricain (Yèrèwolo) ne traite pas la question avec le dos de la cuillère. Tout comme la force française Barkhane, la Minusma va également plier ses bagages du territoire malien, selon le mouvement.
Tout en saluant la résilience dont le peuple malien a fait preuve face aux sanctions illégitimes et illégales des chefs d’Etats et de gouvernements de la CEDEAO et de l’UEMOA, durant les six(6) mois de l’embargo, Yèrèwolo débout sur les Remparts est en passe de ré-galvaniser ses militants pour d’autres mobilisations après la fête de Tabaski. Mais s’agissant, cette fois-ci, contre la force onusienne au Mali (Minusma). Une mobilisation qui, certainement, restera en cours jusqu’à ce que la Minusma plie elle-aussi ses bagages, comme ça a été le cas pour la force Barkhane et la coalition européenne Task Takuba. Selon les leaders de ce mouvement, cette victoire (départ de Barkhane et de Takuba du Mali) a été obtenue grâce à l’engagement et à la détermination de l’ensemble de la population malienne. Les conférenciers trouvent que les citoyens maliens ont longuement exprimé ce départ à travers des différentes mobilisations tenues au boulevard de l’indépendance de Bamako, ainsi qu’à l’intérieur et à l’extérieur du pays. A leurs dires, les forces étrangères, surtout celles avec lesquelles la France collabore, n’ont plus leur place au Mali. Surtout que la Minusma a déjà souligné son incapacité à assurer pleinement sa mission sans l’appui aérien de la force française Barkhane.
Les conférenciers déplorent le manque de bilans positifs et concrets après neuf (9) ans de présence de la Minusma au Mali.Aussi, trouvent-ils, la Minusma fait chaque fois recours à des allégations d’exactions contre les civils. Et de surcroit, ajoutent-ils, elle fait recours à des allégations d’exaction contre une ethnie, justifiant sa présence juteuse de près d’un milliard de franc CFA par jour auprès de l’opinion internationale.
Dans ses rapports, la Minusma se dresse contre la force (FAMA) nationale du pays avec qui elle est censée collaborer pour le maintien de l’ordre et la stabilité, indique le mouvement. Avec la présence de la force onusienne, Yèrèwolo annonce ne pas vouloir laisser prospérer une autre menace basée sur l’ethnie et la race au Mali, comme cela fut le cas pour certains pays africains par le passé .En clair, le mouvement dit lancer un vibrant appel à tout le peuple malien afin qu’il se tient prêt pour des mobilisations après la fête de Tabaski. L’objectif de ces nouvelles manifestations ne sera autre chose que de réclamer le départ pur et simple de la mission onusienne (Minusma) du Mali, comme cela a été le cas pour la force Barkhane, promettent les jeunes panafricanistes.
Issa Djiguiba
