Sept ans le début des travaux de rénovation, la Polyclinique militaire de Kati ouvre enfin ses nouveaux bâtiments médicotechniques et ses équipements de dernière génération. Une réalisation qui dit, mieux qu’un long discours, la détermination des autorités de la Transition à transformer leurs engagements en actes concrets au service des populations et des forces combattantes.
C’était en 2019. Le Gouvernement du Mali posait engageait alors le vaste chantier de rénovation et d’équipement destiné à doter la Polyclinique militaire de Kati d’un service des urgences, d’un service d’imagerie médicale, d’un service d’hospitalisation et d’un plateau opératoire avec stérilisation digne de ce nom. Sept années plus tard, alors que s’ouvrent ses nouveaux bâtiments médicotechniques et ses équipements de dernière génération, le chemin parcouru mérite d’être salué à sa juste mesure.
Une polyclinique ultramoderne
Ce chemin n’a pourtant rien eu d’un long fleuve tranquille. La réalisation de ces ouvrages a connu, comme beaucoup de grands projets d’infrastructure sur le continent, des difficultés qui en ont retardé l’achèvement. C’est précisément là que la différence se joue. Plutôt que de laisser ce chantier s’enliser, les plus hautes autorités de la Transition ont donné des orientations claires et fermes pour en assurer la relance diligente, l’équipement complet et la réalisation des ouvrages connexes. Ce choix politique, assumé jusqu’au bout, transforme aujourd’hui un projet longtemps resté en suspens en une infrastructure sanitaire pleinement opérationnelle.
Le résultat force le respect par son ampleur. En exécution des orientations présidentielles, le ministère de la Santé et du Développement social, en lien avec la Direction centrale des services de santé des armées, a engagé une véritable mise à niveau de l’infrastructure, entièrement financée sur le budget national. Un appareil d’imagerie par résonance magnétique a été installé, ainsi qu’une centrale de production d’oxygène dotée d’un booster, capable non seulement de couvrir les besoins de la polyclinique, mais aussi d’approvisionner d’autres sites en cas de nécessité. Les blocs opératoires et le service de réanimation ont été dotés d’équipements complémentaires, tout comme le scanner, la radiographie télécommandée et la mammographie, désormais pleinement fonctionnels. Un troisième bloc opératoire, doté d’un traitement d’air adapté, a été achevé, de même qu’un service de stérilisation moderne et un laboratoire entièrement rééquipé.
Un centre d’excellence pour la prise en charge des blessés de guerre
Au-delà du seul plateau technique, c’est tout l’écosystème du centre qui a été repensé. Une morgue a été construite et équipée, un poste de sécurité érigé, un château d’eau de 20 m³ installés pour garantir l’autonomie du site, un transformateur mis en place pour sécuriser son alimentation électrique, sans compter les travaux de peinture d’ensemble et l’aménagement des espaces extérieurs qui achèvent de donner à la polyclinique le visage d’un établissement moderne. Une administration plus moderne pour la gestion du centre est d’ores et déjà annoncée pour un avenir proche, preuve que la dynamique engagée ne s’arrête pas à l’inauguration.
On mesure, à l’aune de ces rénovations, ce que signifie concrètement l’engagement direct des plus hautes autorités en faveur de l’amélioration de l’offre de soins. Il ne s’agit pas d’un effet d’annonce, mais d’une accumulation méthodique de réalisations techniques, pensées pour répondre aux standards internationaux de qualité et de sécurité. Et il ne s’agit pas non plus d’un projet isolé. C’est bien la vision d’un centre d’excellence pour la prise en charge des blessés de guerre qui se matérialise à Kati, au bénéfice conjoint des populations civiles et des Forces armées et de sécurité, en première ligne dans la lutte pour la stabilité et la souveraineté du pays.
À l’heure où la Transition malienne affirme, sur tous les fronts, sa volonté de bâtir un « Mali Kura » souverain et résilient, la Polyclinique des Armées de Kati offre une illustration concrète, presque tangible, de ce que peut signifier la souveraineté quand elle se traduit en briques, en équipements et en soins effectivement dispensés. Un hôpital qui soigne mieux, plus vite et dans de meilleures conditions n’est pas un symbole abstrait. C’est une promesse tenue envers chaque soldat blessé, chaque famille inquiète, chaque agent de santé qui, depuis des années, exerçait dans des conditions parfois précaires.
C’est peut-être là la meilleure manière de juger une gouvernance : non pas aux discours qu’elle prononce, mais aux chantiers qu’elle achève. À Kati, ce chantier-là est aujourd’hui devenu réalité.
Nianmanto
