MEDIASPOLITIQUE

Partis politiques « budgétivores », souveraineté retrouvée : Le Point de vue du mouvement ‘’An te Mali Bla môgôye’’

Les membres de la plateforme ‘’An te Mali Bla môgôye’’ (une organisation composée de plusieurs associations) s’étaient réunis, le mercredi 1ère février à la Bourse du Travail, pour livrer leurs points de vue sur des sujets dominants du pays. Il s’agissait, via la même circonstance, de se prononcer sur certaines questions, singulièrement sur la souveraineté du pays, la citoyenneté, le financement des partis politiques au Mali…

Abdoulaye Fofana dit 120, président de l’association Action pour l’Intérêt du peuple (AIP), Abdoulaye Ballo, celui de l’association libre des consommateurs maliens (ALCOM) ; Jean Doumbia, membre de la plateforme, Mme Haîdara Ballakissa et le Docteur Djiré étaient, entre autres, les conférenciers du jour. En charge d’expliquer le financement des partis politiques maliens, le président de l’AIP, Abdoulaye Fofana s’est prononcé sur les raisons de radicalisation de certains partis. Se fiant à ses propos, des partis politiques maliens ont toujours été entretenus avec l’argent du contribuable. Des milliards sont, pour ce faire chaque année, également décaissés par l’Etat pour ce financement. En tout cas, c’est ce qui ressort dans la déclaration du leader surnommé 120. «  L’Etat malien partageait chaque année 14 380 110 440 F CFA entres dix (10) partis politiques. Il s’agit du parti RPM du feu IBK qui recevait 3 milliards 388 millions F CFA ; du parti ADEMA : 2 milliards 125 millions ; du parti URD du feu Soumaïla Cissé  qui recevait 1 milliard 396 millions ; de la CODEM de l’ex-ministre Poulo : 548 millions ; du CNID de Me. Mountaga Tall : 492 millions ; du MPR qui avait droit à 377 millions ; du parti FARE ANKAWULI de l’ex-PM Modibo Sidibé avec un montant de 296 millions ; du Parena de Tiebile Dramé qu’obtenait 273 millions F CFA et du parti Yelema de Moussa Mara qui se contentait avec 155 millions », révèle le président de l’AIP.D’après Abdoulaye Fofana, chaque parti politique du pays se bat à son niveau, presque chaque année, pour l’obtention de ces montants pharamineux. Mieux, l’intervenant va encore loin et précise qu’il suffit de créer son parti politique au Mali, remplir un stade ou un espace public, montrer à l’Etat et aux Maliens que l’on a des militants pour pouvoir, dit-il, bénéficier d’une telle faveur venant de la Nation. L’Etat octroyait ce montant auxdits partis politiques en disant qu’ils avaient des militants à entretenir. Ce scénario en vogue se poursuivait jusqu’à la rectification de la trajectoire de la transition. Une donne qui va, avec l’arrivée du colonel président au pouvoir, d’ailleurs changer aux yeux des leaders politiques. D’où la naissance de certaines querelles politiciennes. Durant cette même transition, nous avons entendu des propos venant de certains leaders qui réclamaient à l’Etat la somme qui leur est destinée. Les 14 milliards semblent désormais être programmés pour faire face à certaines urgences du pays. En la matière, des précisions ont été données par le conférencier Abdoulaye Fofana : «  Sur ces 14 milliards, les autorités de la transition ont pris un montant pour l’achat des équipements militaires, les formations et les  recrutements au sein de l’armée malienne ».

La souveraineté, une lutte générationnelle au Mali

Destinée pour le décryptage de certains sujets phares, la conférence a été l’occasion pour s’exprimer sur la problématique de la souveraineté retrouvée au Mali. Ainsi, le  combat pour la souveraineté du Mali est une lutte générationnelle. La Nation malienne est et reste un grand pays, selon Docteur Djiré. « Nous ne sommes pas un petit pays. Nous sommes un pays de millénaire et de civilisation. Nous allons tous échoué, lorsque nous ne faisons pas ce combat pour la souveraineté retrouvée dans notre pays ».Plus que jamais, il ne faut que les autres dominent encore les Maliens. En sa qualité de chargé d’exposer la souveraineté du Mali, le conférencier Djiré s’exprimait en ces termes : « Comme disait, dès la naissance du Mali en 1960 le feu Modibo Keïta : la République du Mali est née, le Mali continue et le Mali continuera à raisonner comme le gong sur la conscience de ceux qui ont trahi la fédération du Mali ». A ses dires, le chemin de la souveraineté, actuellement tracé par les plus hautes  autorités de la transition, va être suivi par les enfants du pays. Assimi et son équipe ont su imposer le respect du pays à l’échelle nationale et internationale. Ils ont permis, pour Djiré, aux Maliens de recouvrer la confiance en soi, leur dignité et la souveraineté perdue.

Mamadou Diarra

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