La première session ordinaire de l’année 2026 de la chambre criminelle du Tribunal Militaire de Bamako s’est achevée le vendredi 10 juillet 2026 au siège de la Direction de la Justice Militaire, sis à Dar Salam. Organisée sur une période de cinq jours, cette session a été consacrée à l’examen de plusieurs affaires impliquant à la fois des militaires et des civils.
Au total, trois dossiers ont été inscrits au rôle, mettant en cause neuf accusés, dont sept militaires et deux civils. Deux des affaires examinées portaient notamment sur un cas de vol qualifié et une tentative d’atteinte à la sûreté de l’État assortie de complot contre le gouvernement. Le troisième dossier était relatif à des faits d’assassinat, d’association de malfaiteurs et de violation générale des consignes militaires. Ainsi, la tenue de cette session témoigne de la volonté des autorités militaires et judiciaires de consolider la discipline au sein des forces armées, veillant au respect strict des lois et règlements en vigueur, rappelant également que l’exercice de la fonction militaire, fondé sur l’honneur et le devoir, demeure indissociable de l’exigence d’exemplarité et de responsabilité devant la loi. Ladite audience s’inscrivait dans le cadre des activités régulières de cette juridiction chargée d’examiner les affaires relevant de la justice militaire. Elle a réuni les magistrats militaires, les représentants du ministère public, les avocats ainsi que les différents acteurs de la chaîne judiciaire. La deuxième affaire du tribunal portait sur des faits présumés de ‘’tentative d’atteinte à la sûreté de l’État et de complot contre le gouvernement’’. Elle impliquait quatre accusés, à savoir un Lieutenant-colonel du Génie Militaire, un Capitaine de l’Armée de Terre et deux sergents-chefs de l’Armée de Terre. À l’issue des débats, au cours desquels les parties ont été entendues, la juridiction compétente a rendu sa sentence officielle au regard des éléments de preuve versés au dossier. Ainsi, les accusés ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, conformément aux dispositions du nouveau Code pénal, notamment en ses articles 121-5, 231-1 et 231-2.
Dans son réquisitoire, le Procureur de la République près le Tribunal Militaire de Bamako, Mme Diallo Mariam MACINANKE, a rappelé que la République garantit à chaque citoyen le droit à un procès équitable. « J’appelle tous les militaires à demeurer fidèles à leur serment, à la discipline, à la loyauté et au respect de la hiérarchie, qui constituent les fondements d’une armée républicaine forte et respectée », a-t-elle argué
Mamadou Diarra
