Membre du conseil national de transition, le jeune leader Nouhum Sarr, président du parti dénommé Front africain pour le Développement(FAD) a tancé, samedi 15 janvier 2022 au CICB, les chefs d’Etat africains et la France, pour avoir pris des sanctions sévères contre les Maliens. Aux autorités de L’Elysée passant par les décideurs de la CEDEAO, le politique clarifie la position et la détermination du peuple à obtenir la victoire de leur lutte.
Invité pour le 2ème congrès des Fares-An Ka wuli de Modibo Sidibé, Nouhoum Sarr du parti FAD a clarifié la position des Maliens, face aux sanctions de la CEDEAO. Aussi membre du CNT, le jeune leader s’est d’abord prononcé sur les arrestations en cours au Mali, contre les cadres et responsables corrompus ou corrupteurs. « Modibo Sidibé, président du parti Fares-An Ka wuli n’a pas été arrêté par la justice, de même que Mme Sy Kadiatou Sow. Simplement c’est parce qu’on ne leur reproche rien. Donc, il n’y a pas de chasse aux sorcières dans notre pays, il y a plutôt un processus de lutte contre la corruption » sous l’ère transitoire, a-t-il avoué sous un tonner d’ovations des militants des Fares réunis au CICB, le samedi dernier. D’un ton mécontent, l’intervenant fait savoir au monde que le Mali se trouve plongé sous des sanctions injustes. « En cet instant précis, dit-il, notre pays, le Mali, croupit sous le poids des sanctions injustices, injustifiées, inadmissibles et condamnables de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ».Aux militants, Nouhoum Sarr confie que l’organe sous régional (CEDEAO) se trouve, de nos jours, fortement instrumentalisé par l’ex-puissance coloniale, c’est-à-dire la France d’Emmanuel Macron et de Jean Yve Ledrian. Loin d’apprécier la politique française au Mali, le jeune politique n’en décolère pas. Il taxe la France d’être un soutien aux terroristes présents sur le sol malien. « Malheureusement, poursuit-il, depuis plusieurs décennies, la France s’est engagée dans un processus d’appui aux groupes armés se battant au Mali. Cela, pour diviser le pays ».D’un ton ferme, le président du parti FAD a voulu, lors de cette prise de parole, être encore plus explicite en s’adressant aux autorités françaises ainsi qu’à des décideurs africains. « On nous sanctionne, on nous condamne, on fait tout ce qu’on veut, mais nous (maliens) serons-là et nous allons résister », promet l’honorable. Les Maliens résisteront tout en appelant au dialogue constructif et conciliateur, les positions de principe de l’organisation sous régionale et des intérêts stratégiques pour notre peuple, dira l’intervenant.
À ses dires, aucune autre personne ne viendra défendre l’intérêt des Maliens à leur place. Des propos tenus pour tirer la sonnette d’alerte des Maliens, afin qu’ils restent soudés et braves, en vue de braver la situation à laquelle ils sont confrontés. Puis d’être encore plus explicite : « Aucune sanction, aucun obstacle et superflu ne peut ébranler la détermination qui est la nôtre de ramener la paix et la sécurité au Mali, voire d’organiser des élections libres, crédibles et transparentes dans un délai raisonnable pour notre pays ».Ce discours se tient au moment où le pays est en bras de fer avec la CEDEAO et des puissances comme les États-Unis, la France et la Grande Bretagne, eux qui ont officialisé leur position de soutien aux sanctions des chefs d’Etat africains contre les autorités de Bamako et les citoyens lambda. Des mots qui laissent dire que les maliens ne sont aucunement prêts à renoncer à leur combat, en raison des menaces et mesures coercitives du monde.
Mamadou Diarra
