Mandat d’arrêt international contre Karim Keita : La fin de l’impunité ?

A travers l’Interpol, le tribunal de la commune 4 du district de Bamako a émis un mandat d’arrêt international contre le fils de l’ancien président malien IBK, Karim Keita dans l’affaire de disparition du journaliste Birama Touré en 2016. Longtemps en statu quo, cette nouvelle décision de la justice malienne marque-t-elle la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes ? ou c’est juste un moyen de blanchir définitivement l’ex fiston national ?  

Depuis la disparition du journaliste Birama Touré en 2016, le nom du fils de l’ancien président de la république malien Ibrahim Boubacar Keita et l’ex président de la commission défense de l’assemblée nationale Karim Keita ne cesse de revenir. Certains journaux de la place dont « le Sphinx », journal dans lequel avait travaillé le porté disparu et le journal « Le Pays », à l’époque bihebdomadaire, avaient révélé des informations faisant état de détention et la séquestration du journaliste Birama Touré dans les locaux de la sécurité d’Etat sur instruction du fiston national de l’époque.

D’ailleurs, la justice s’était manifesté après ces publications en écoutant le directeur de publication du journal « Le Pays », Boubacar Yalkoué en novembre 2017, mais cette volonté a été coupée court par l’annulation de la convocation de Karim Keita en mars 2019, à cause de son humilité parlementaire de l’époque.

Donc ce mandat d’arrêt international donne de nouvel espoir aux défenseurs des droits de l’homme et les combattants contre les crimes envers les journalistes dans cette affaire qui avait fini en queue de poisson.

Est-ce une façon de blanchir définitivement Karim Keita de cette affaire ?

Si beaucoup d’acteurs et défenseurs des droits de l’homme se réjouissent de ce mandat d’arrêt contre Karim Keita, à l’époque intouchable, certains observateurs n’hésitent pas de leur côté, à manifester leurs inquiétudes face à l’issu de cette affaire. Ceux-ci s’inquiètent si ce n’est pas une stratégie pour le pouvoir en place de blanchir l’ex fiston national. Ces gens soutiennent leur position en l’exemple sur le cas Amadou Haya Sanogo et consorts.

Des moyens politiques pour échapper à la justice pour Karim

Même si la volonté de la justice s’avère sincère, il faut signaler qu’il est aussi difficile de mettre la main sur Karim Keita sur la terre ivoirienne. Ce pays pourrait offrir une nationalité à Karim Keita comme il l’a fait avec l’ancien président Burkinabè, Blaise Compaoré en février 2016. Depuis sa chute en 2014, Blaise Compaoré reste sous la protection de la République de la Côte-d’Ivoire alors qu’il a des soucis judiciaires dans son pays.

Issa Djiguiba

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