Après plus de trois mois de captivité, l’état-major général des Armées a annoncé, le jeudi 13 août 2026, la libération de 82 militaires des Forces armées maliennes (FAMa) des mains des groupes armés terroristes de la coalition JNIM/FLA. Une joie immense dans les casernes, qui intervient dans un contexte de fortes pressions sur les groupes armés terroristes, dont le bilan des deux derniers mois se chiffre à 1 850 assaillants neutralisés et 45 de leurs bases détruites.
La libération des 82 militaires met un terme à une longue période de captivité qui avait débuté lors des attaques du 25 avril dernier. Les soldats, désormais en sécurité et pris en charge par les services compétents, ont été ramenés à leurs familles à la suite d’un processus rigoureux et coordonné. Sans détailler les modalités de l’opération, la hiérarchie militaire présente cette issue comme l’aboutissement d’un engagement constant à retrouver et ramener les militaires capturés. L’acte a créé une joie immense dans les casernes.
Il faut noter que cette libération intervient dans un contexte où les FAMa s’emploient à réduire considérablement les capacités de nuisance des groupes armés terroristes au niveau des différents théâtres d’opérations.
Le bilan présenté le 11 août par la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA) fait état de 1 850 terroristes neutralisés et de 45 bases de groupes armés terroristes détruites au cours des deux derniers mois.
À la neutralisation des combattants terroristes s’ajoute la destruction de leurs moyens de mobilité et de soutien. Au bilan présenté figurent également la destruction de 153 pick-up, dont 40 équipés, de 11 véhicules blindés ainsi que de plus de 230 motos et matériels logistiques.
L’autre point critique est que cette libération intervient également dans un contexte de rapprochement entre Alger et Bamako. Alors que l’Algérie est perçue par certains comme la base arrière des principaux acteurs armés du nord du Mali, cette reprise du dialogue avec Bamako pourrait se présenter comme une mauvaise nouvelle pour la coalition terroriste JNIM/FLA. Sans établir de lien direct entre le rapprochement Mali-Algérie et les opérations de libération des militaires, cette évolution diplomatique contribue, sans nul doute, à réduire l’espace régional des ambiguïtés et à renforcer les perspectives de coopération face aux menaces transfrontalières.
Issa Djiguiba
