Le projet de co-organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2032 par les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) poursuit son chemin. À Ouagadougou, les responsables des fédérations nationales de football du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont poursuivi leurs concertations. Réunis, ils ont été reçus en audience, jeudi 13 août 2026, par Annick Pikbougoum Zingué Ouattara, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi du Burkina Faso. Cette étape confirme la continuité.
Cette rencontre intervient dans un contexte où les trois fédérations cherchent à donner davantage de consistance à leur ambition commune. La délégation reçue par la ministre burkinabè réunissait Mahazou dit Baba Cisset, président de la Fédération Malienne de Football, le Colonel-Major Oumarou Sawadogo, président de la Fédération Burkinabè de Football, et Issaka Adamou, président de la Fédération Nigérienne de Football. Ces échanges renforcent la coordination. Leur présence commune illustre la volonté de poursuivre les démarches engagées autour d’une candidature collective.
D’après une note du ministère burkinabè chargé des Sports, les discussions ont concerné le niveau d’avancement du dossier de candidature commune. Cette étape permet aux responsables des trois pays de faire le point sur le travail accompli et de maintenir les échanges. Au-delà des considérations sportives, la démarche traduit une volonté de coopération entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, réunis au sein de l’AES et engagés à défendre ensemble ce projet continental. Cette concertation suit le projet.
Annick Pikbougoum Zingué Ouattara a salué cette dynamique de coopération entre les trois États. Pour la ministre, la mise en commun des efforts constitue un élément important dans la construction du projet. Elle a également encouragé les dirigeants des fédérations nationales à conserver leur mobilisation afin de poursuivre les avancées. Son intervention s’inscrit dans une logique d’accompagnement du processus, alors que les fédérations concernées travaillent à transformer leur volonté commune en une candidature structurée. Cette dynamique soutient les actions communes.
La ministre burkinabè a insisté sur la nécessité de bâtir un dossier à la hauteur des ambitions affichées par les trois nations. La candidature devra présenter des garanties de solidité, de crédibilité et de cohérence. Les responsables des fédérations sont appelés à poursuivre leurs efforts pour faire progresser le projet et lui donner les caractéristiques nécessaires à une compétition internationale de cette importance, conformément aux exigences attendues par la Confédération Africaine de Football. Cette exigence guidera les travaux sportifs.
Cette volonté intervient après une démarche auprès de la Confédération Africaine de Football. Le 18 juillet dernier, les présidents des fédérations de football du Mali, du Burkina Faso et du Niger avaient rencontré Patrice Motsepe, président de la CAF. La réunion s’était tenue à New York, aux États-Unis, en marge de la Coupe du monde 2026. Elle avait permis aux dirigeants sportifs des trois pays de poursuivre les discussions autour de leur projet de co-organisation de la CAN 2032. Désormais.
La rencontre de New York constitue un précédent dans la démarche actuelle. Un peu moins d’un mois plus tard, les trois présidents de fédérations se retrouvent à Ouagadougou, cette fois dans le cadre d’échanges avec la ministre burkinabè chargée des Sports. La succession de ces rencontres montre que le projet continue de faire l’objet de concertations entre les différents acteurs concernés. Les échanges maintiennent la coordination entre fédérations et autorités sportives. Cette rencontre prolonge les consultations engagées par les responsables sportifs.
Pour les trois pays de l’AES, la perspective d’une organisation commune de la CAN 2032 représente une démarche fondée sur la coopération. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à présenter une candidature collective capable de répondre aux standards de la CAF. L’enjeu consiste à consolider les éléments du projet, à poursuivre la mobilisation des responsables concernés et à assurer une cohérence entre les ambitions annoncées et les exigences d’une compétition africaine majeure. Cette ambition reste au centre.
L’audience accordée à Ouagadougou apparaît comme une nouvelle séquence dans un processus en construction. Aucun élément supplémentaire sur le contenu technique du dossier n’a été communiqué dans la note citée, mais les échanges ont confirmé la poursuite de la dynamique engagée. La ministre a renouvelé ses encouragements aux responsables fédéraux, tandis que ceux-ci poursuivent leurs consultations. La démarche reste centrée sur la consolidation d’une candidature commune, avec l’objectif affiché de la rendre solide, crédible, cohérente et compétitive. Le processus avance.
Après les échanges avec le président de la CAF à New York, les présidents des trois fédérations ont poursuivi leurs consultations à Ouagadougou. Le projet de co-organisation de la CAN 2032 entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger continue de prendre forme. La mobilisation devra permettre de faire progresser le dossier. Pour les trois fédérations, la prochaine étape consistera à poursuivre le travail engagé afin de défendre une candidature conforme aux ambitions de l’AES. Les trois fédérations restent mobilisées autour du projet.
Ibrahim Kalifa Djitteye
