Guinée Équatoriale : Après les explosions meurtrières de Bata, deux militaires condamnés à 35 et 50 ans de prison

En Guinée Équatoriale, deux militaires ont été condamnés à 35 et 50 ans de prison pour « négligences » dans les explosions qui avaient fait plus d’une centaine de morts et plus de 600 blessés, le 7 mars dernier dans le camp militaire de Bata. L’annonce a été faite le samedi 3 juillet 2021 sur la radio-télévision d’État.

Le camp militaire de Bata, la capitale économique du pays a été envahi dimanche 7 mars 2021, par quatre explosions provoquées par « un accident dû à la négligence de l’unité chargé de veiller, les explosifs » dans ledit camp, selon le Chef de l’État équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema Mbasogo. Ces explosions survenues le 7 mars dernier, avaient fait 107 morts et 615 blessés à Bata, la capitale économique de ce pays petit de l’Afrique centrale.

Pour la circonstance deux militaires ont été pour « négligences ». « A condamné vendredi à 35 ans de prison le lieutenant-colonel Valentin Nzang Ega et à 50 ans le caporal José Antonio Obama Nsue », a annoncé, samedi, la radio-télévision d’État (TVGE).

Par ailleurs, le lieutenant-colonel Nzang Ega, le chef de ce camp abritant des forces spéciales et des gendarmes ainsi que leurs familles, et le soldat Obama Nsue ont été reconnus coupables par le tribunal militaire qui les jugeait à huis-clos « d’homicides, dommages, incendie, négligence, imprudence punissable ayant provoqué des décès ».

Le parquet militaire avait requis 70 ans de prison contre le caporal et 30 ans contre le lieutenant-colonel, mais finalement, ils ont été condamnés respectivement à 50 ans et 35 de prison.

En outre, les deux hommes ont été condamnés à payer 10 millions de francs CFA à chaque famille des victimes. A noter qu’en Guinée Équatoriale les verdicts des tribunaux militaires ne sont pas susceptibles d’appel ni de recours en cassation.

Rappelons que quelques jours après le quadruple attaques meurtrières survenues dans la capitale économique équato-guinéenne, Bata, l’inamovible président Teodoro Obiang Nguema, qui dirige à 79 ans le pays d’une main de fer depuis près de 42 ans avait annoncé l’ouverture d’une enquête et accusé les responsables du camp de “négligences”. Mais rien n’a filtré depuis sur l’enquête, ni sur les faits exacts reprochés aux deux condamnés.

Ibrahim Djitteye

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