Démolition de l’immeuble de Yacouba Coulibaly à Hamdallaye : Une décision de justice attendue ce vendredi

Au quartier Hamdallaye de Bamako (capitale du Mali), l’affaire portant sur la démolition de l’immeuble appartenant à Yacouba Coulibaly sera tranchée ce vendredi. Bâti sur la parcelle A/11, cet immeuble à usage commercial a été acheté, en 2010, par M. Coulibaly. Mais l’intéressé et ses locataires se sont vus expulsés, en 2016, dudit immeuble qui venait d’être attribué, à son insu, à un certain Mamadou Diakité. En la matière, la décision du tribunal administratif est attendue, ce jour 15 octobre 2021.

Pour écouter le plaidoyer des différents avocats, la salle d’audience du tribunal administratif de Bamako était bondée de personnes. Il s’agissait des soutiens du nommé Yacouba Coulibaly, propriétaire de l’immeuble qui fait l’objet de litige. Parmi lesdites personnes figuraient les partisans de l’initiative ‘’Yiribakoro’’, le mouvement ayant décidé de soutenir la victime dès le début de l’affaire. Ce dossier, débattu dans la salle d’audience du tribunal administratif ce mercredi 13 octobre, a fait l’objet d’explication par Me. Balla Sey, avocat de Yacouba Coulibaly. Au sortir de la salle, il a rappelé que « c’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’ancres ». Ce dossier concerne la démolition de l’immeuble sis à Hamdallaye. Yacouba Coulibaly l’avait acheté en 2010.En 2016, dit-il, une autre personne du nom de Mamadou Diakité est venue l’expulser de l’endroit. Cela, sous le prétexte que l’immeuble lui appartenait et qu’il l’avait acquis. « Mon client Yacouba Coulibaly était devenu le propriétaire de l’immeuble, parce qu’il y avait un litige entre le premier acquéreur de l’immeuble, Adama Guindo, et une autre personne du nom Sidy Mohamed Keita », explique l’avocat. Comme origine dudit litige : Adama Guindo Avait pris de l’argent avec Sidy Mohamed Keita. Il n’est pas parvenu à restituer cet argent au nommé Sidy Mohamed. Pour alors payer cet argent, explique-t-on, Adama Guindo a fait vendre son immeuble aux enchères. C’est le nommé Sékou Traoré qui l’a acheté avant de vendre l’immeuble à Yacouba Coulibaly. « Sékou Traoré a vendu l’immeuble à mon client à 37 millions CFA. Donc, Yacouba Coulibaly est devenu propriétaire depuis 2010 », a détaillé l’avocat qui dit : « Yacouba était assis tranquillement, c’est en 2016 qu’ils sont venus l’expulser par le fait que Mamadou Diakité lui avait brandi une décision de justice. Laquelle décision fait de Diakité le nouveau propriétaire de l’immeuble ».

Pour alors clamer justice, le camp Yacouba a décidé d’intervenir auprès du tribunal administratif de Bamako. « Comme on n’a pas été appelé dans la procédure ayant permis à Mamadou Diakité d’expulser Yacouba Coulibaly, on est venu auprès du tribunal à travers la procédure en tierce opposition », a ajouté Me Balla Sey. Le spécialiste du droit estime que la loi donne cette possibilité aux citoyens de saisir la justice via cette procédure, lors que le procès leur concernant se tient sans qu’ils ne soient informés. « Alors que l’affaire lui concernait en tant que propriétaire de l’immeuble, Yacouba Coulibaly n’a pas été appelé dans le procès ayant décidé son expulsion de l’’endroit », déplore le juriste. À la différence des autres juridictions, le juge du tribunal administratif dresse d’abord un rapport qu’il lit aux deux camps, après la saisine de la juridiction. C’est ce rapport qui a été lu, le mercredi 13 octobre, par le tribunal. Me. Balla Sey annonce que ledit rapport leur est favorable. « Le juge propose de recevoir notre tierce opposition. Il propose aussi de rétracter le jugement qui fait de Mamadou Diakité le propriétaire de l’immeuble », s’est-il réjoui. Mais c’est simplement le rapport, le tribunal a le pouvoir de changer son contenu, a-t-il précisé, annonçant que le délibéré est prévu pour ce vendredi 15 octobre. Aussi présent, Siriki Kouyaté, non moins porte-parole de l’initiative « Yiribakoro » estime que c’est la mairie de la commune IV de Bamako qui est à la base de cette histoire. En complicité avec Mamadou Diakité, c’est cette marie qui, déclare-t-il, a fait le jugement à l’insu de Yacouba pour l’expulser de l’immeuble. « La mairie de commune IV, dirigée par le parti « Yelema », est la plus dangereuse aujourd’hui », selon lui. Au nom de son mouvement, M. Kouyaté demande à ce que le droit soit dit.

Mamadou Diarra

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