La sixième session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation s’est tenue à Bamako vendredi dernier. Cette rencontre, présidée par le ministre algérien des Affaires étrangères, a formulé des résolutions.
Les lignes bougent quant à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Après la réunion au niveau décisionnel, c’est la tenue de la 6ème session du CSA. Cette rencontre qui regroupe les représentants de la médiation internationale et les parties maliennes signataires de l’Accord a été l’occasion pour les participants de faire le point sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et de s’accorder sur les prochaines étapes du processus, notamment à la lumière des recommandations de la réunion de niveau décisionnel tenue à Bamako du 1er au 5 août 2022.
En effet, selon le communiqué de la 6ème session du CSA, « les participants ont souligné l’importance de la rencontre, qui constitue un signal fort de la volonté des parties à s’engager dans une nouvelle dynamique en vue de parachever la mise en œuvre de l’Accord. Ils ont noté que la présente session est intervenue dans un contexte d’ensemble marqué par des avancées tangibles dans la conduite de la Transition ».
Les décisions prises lors de la réunion de niveau décisionnel sont des acquis majeurs dans la mise en œuvre de l’Accord. Elles ont d’ailleurs été saluées par les participants du CSA. «Les participants se sont félicités des résultats positifs de la réunion de niveau décisionnel, relevant en particulier l’accord sur l’intégration, en deux phases, au sein des structures de l’État malien, y compris les forces de défense et de sécurité, de 26 000 ex-combattants ; et la mise en place d’une Commission ad hoc pour formuler des propositions concrètes et réalistes sur la gestion au cas par cas de la situation des cadres des Mouvements signataires, y compris en relation avec la question relative à la chaîne de commandement », a indiqué le communiqué.
A en croire le communiqué, la 6ème session a relevé avec satisfaction les consultations en cours sur la rédaction d’une nouvelle constitution, notamment les échanges entre la Commission chargée de cette responsabilité et les Mouvements signataires. « Ils ont souligné l’opportunité ainsi offerte de prendre en compte les aspects pertinents de l’Accord dont la mise en œuvre participe également de l’entreprise de refondation de l’État malien telle qu’articulée lors des Assises nationales de la refondation », ajoute-t-on.
Une autre résolution importante de cette session, c’est que les participants ont rappelé l’urgence de procéder au lancement des seize (16) projets de développement déjà validés et dont la Convention de financement a été signé entre le ministère de l’Économie et des Finances et les représentants des collectivités territoriales en novembre 2021. Selon le communiqué, la matérialisation de ces projets permettra aux populations de bénéficier des dividendes tant attendus du processus de paix.
15 femmes siégeront désormais au sein des mécanismes de suivi de la mise en œuvre de l’Accord (trois supplémentaires au CSA et douze au sein des sous-comités), et ce conformément aux recommandations de la 5ème session de haut niveau tenue à Kidal. Cette décision a été saluée à l’unanimité.
Aussi, ont-ils reconnu la nécessité du fonctionnement effectif et régulier du CSA et de ses structures subsidiaires, notamment les sous-comités, conformément aux dispositions pertinentes de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.
Par ailleurs, les participants ont, selon le communiqué final, lancé un appel pressant à tous les membres de la communauté internationale pour qu’ils renforcent leur appui politique, technique et financier à la mise en œuvre des actions prioritaires susmentionnées en vue de parachever la mise en œuvre de l’Accord.
Boureima Guindo
