Au Burkina Faso, le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a, dans un communiqué, donné, mardi, un ultimatum de 72 heures, aux anciens ministres du régime déchu de quitter les résidentielles ministérielles qu’ils occupent.
Le chef de la junte militaire burkinabè qui a pris le pouvoir, le 24 janvier 2022, a demandé mardi, aux ministres du dernier gouvernement du président déchu Roch Marc Christian Kaboré, de libérer les résidences ministérielles qu’ils occupent. En effet, dans un communiqué le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration a, au nom, de son président, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba donné un délai de 72 heures aux membres du dernier gouvernement du président renversé Roch Kaboré de vider les résidences ministérielles, retourner les véhicules de fonction au parc automobile de l’État.
« Le président du Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR, nom de la junte, ndlr), président du Faso, chef de l’État, invite les derniers membres du gouvernement » à « libérer les résidences ministérielles » dans un « délai de 72 heures », y indique le chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. En outre, les ministres du gouvernement dissous disposent du même délai pour « réintégrer les véhicules mis à leur disposition au parc automobile de l’État », ainsi que « tout autre équipement ou matériel mis à leur disposition dans le cadre l’exercice de leurs fonctions », indique le communiqué.
En effet, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration dirigé par le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba avait chassé du pouvoir le président Roch Marc Christian Kaboré. Ce changement de régime est survenu, suite à des nombreux mouvements d’une partie de la population, notamment l’opposition politique et la société civile qui dénonçait « l’incapacité » du pouvoir à empêcher les attaques djihadistes. Les nouvelles autorités du pays ont par ailleurs, avancé les mêmes raisons pour justifier ce qui les ont poussés à faire un coup d’État sur le régime déchu.
Depuis son reversement, le président déchu Roch Marc Christian Kaboré est en résidence surveillée. Outre son arrestation du président, les militaires au pouvoir avaient annoncé la dissolution du gouvernement, de l’Assemblée nationale ainsi que toutes les institutions du pays avant de demander aux ministres du régime déchu lors d’une rencontre de ne pas quitter le Burkina sans autorisation.
Le MPSR avait cependant entamé des concertations avec toutes les forces vives de la nation, y compris les partis politiques dont celui du président déchu pour définir les modalités du gouvernement de la transition.
Ibrahim Djitteye
