Burkina Faso : le procès de l’affaire Thomas Sankara a repris

Le procès de la plus grande histoire du pays des hommes intègre, celle de l’affaire de Thomas Sankara et des 12 autres victimes a repris, le lundi 25 octobre 2021 à la salle des banquets de Ouaga 200.

Après deux semaines de suspension afin de donner l’opportunité aux avocats de la défense de mieux s’imbiber des dossiers, le procès de l’affaire Thomas Sankara et 12 autres victimes a repris lundi 25 octobre 2021.

Quatre temps forts ont marqué la reprise de ce procès. Il s’agit entre autres de la validation de la liste des témoins, des débats sur les auditions par visio-conférence des témoins à l’étranger, de la lecture de l’arrêt de renvoi et des discussions sur la nécessité de la mise en liberté provisoire de certains accusés à la demande de leur défense.

Tout fois, la famille Sankara s’est carrément opposée à la mise en liberté provisoire des accusés.

Au totale 120 témoins de la partie civile ont été présentés pour des témoignages.

Si beaucoup de témoins étaient présents dans la salle, beaucoup aussi n’ont pas puis être présent. Car dit-on ces témoins qui sont hors du pays n’ont pas puis regagné le Burkina au début de ce procès.

Mais, l’ancien président Blaise Compaoré et son ancien chef de la sécurité Hyacinthe kafando, étaient absent à ce procès. Pourtant, la Cour leur avait donné dix jours pour se présenter à l’audience.

Tout laisse croire qu’ils n’ont pas voulu tout simplement se présenter à cette audience.

Pour que toutes les parties puissent témoigner, la partie civile a souhaité que les témoins hors de la terre des hommes intègres ne pouvant pas faire le déplacement puise témoigner par visio-conférence. Une proposition qui a été aussitôt rejeté par la partie défense. Parce que disent-ils, la loi oblige les témoins à prêter serment et à ne dire rien que la vérité et cette procédure de visio-conférence mettra en doute la crédibilité et la véracité des témoignages.

Rappelons que beaucoup de zone d’ombre couvre ce procès qui doit être tranché, notamment sur les commanditaires et les membres du convoi de la mort qui serait parti du domicile de Blaise Compaoré, il y’a 34 ans de cela jour pour jour.

Tioumbè Adeline Tolofoudié Stagiaire

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