Banditisme féminin dans la capitale malienne : Trois présumées voleuses guinéennes arrêtées

Toutes étrangères, des femmes voleuses viennent d’être arrêtées par le commissariat de police du 14ème Arrondissement de Bamako (capitale du Mali). Il s’agit de trois (3) sujettes guinéennes, respectivement âgées de 62 ans, 44 ans et 42 ans.

Très douées en la matière, pour ne pas dire des spécialistes en vol, elles exploitaient toutes les techniques possibles pour arriver à leur fin. Avec à leur tête F. Doumbia, cheffe de la bande âgée de 62 ans, R. Doumbia (44 ans) et M. Diallo (42 ans), elles s’étaient spécialisées dans la soustraction frauduleuse des tissus, Wax et basin de luxe, au niveau des magasins et différentes boutiques de vente. Selon les informations, les trois (3) dames se déplaçaient de pays en pays, pour l’atteinte de leur rêve, celui de dérober les tissus de qualité sans payer quoi que ce soit aux vendeurs. Nombreuses sont ces personnes qui ont perdu des basins à vendre, des wax, et des tissus à cause de leurs forfaitures. En Guinées, tout comme au Mali, si leurs différents actes de vols semblent passer inaperçus chez certains commerçants, tel n’a pas été le cas chez d’autres personnes. Au Mali, précisément au sein de la commune IV de Bamako, des commerçants ayant été victimes de leurs coups avaient déjà porté plainte contre elles devant le commissariat de police du 14ème Arrondissement. Il s’agit de ceux dont les caméras de surveillances ont pu capter les imagines de vol des trois femmes, dans leur boutique. Comment elles procédaient à leurs vols ? En la matière, les informations obtenues nous dévoilent tout. D’abord, les trois (3) dames ciblaient une boutique ou magasin où se faisait la vente des tissus, wax ou de basins. Une fois assurées que la vente des habits mentionnés ci-dessus se faisait, l’une d’entre elles se rendait immédiatement sur le lieu. Pour qui connait déjà les techniques de nos femmes, il faut forcément s’attendre à toutes les techniques possibles, pour pouvoir attirer l’attention du propriétaire ou vendeur des marchandises. Selon les renseignements, ce dernier entrait dans les boutiques avec un seul objectif : minutieusement étudier l’endroit (position des caméras de surveillance et des tissus sur les étals, le comportement du vendeur). Pour atteindre cet objectif, elle utilisait des sourires et 99% des techniques féminines. Sur la base des renseignements recueillis par la première qui entre, les trois (3) bandes se mettaient à tracer un plan de vol. Ledit plan consistait, explique notre source, à procéder ainsi : «Une fois à l’intérieur de la boutique, elles se font toutes passer pour des clientes et chacune d’elles harcelle le gérant ou vendeur en lui distrayant. Elles lui adressent des questions sur le prix des tissus, leur qualité, et surtout la couture convenable ». Le problème, indique-t-on, c’est que pendant ce temps d’échanges, l’une d’entre elles se met à perturber la vue du vendeur avec des sourires et autres gestes, la seconde se positionne de telle sorte que la caméra de surveillance puisse être empêchée d’enregistrer la scène. Et la dernière, c’est-à-dire la troisième se met à prendre la pièce de tissu qu’elle cache sous son pagne déjà couvert par un boubou. Une fois le tissu bien voilé sous son pagne, elle rejoint les autres au niveau du comptoir. Tour à tour, chacune d’elles passe se servir en volant les tissus. Ainsi, ces trois voleuses ont continué à faire pleurer des chefs de familles jusqu’au 5 octobre dernier. À cette date, précisément aux environs de 11h, les éléments du commissariat de police du 14ème Arrondissement ont été informés de leur arrestation par la population de Djicoroni-Para, un quartier de Bamako. Les guinéennes venaient d’être prises en flagrant délit de vol par une foule qui, confie notre source, tenait à leur lynchage. Avec la promptitude des éléments de la commissaire Ouassa Keita du 14ème Arrondissement, elles ont pu être interpellées. Interrogées par la police, elles ont annoncé leur âge et leur nom, montrant qu’elles sont  des Guinéennes. Elles avaient tenté de nier les faits, mais les éléments de police disposaient déjà des enregistrements de vidéos, où elles sont clairement identifiées en train de voler les tissus dans une boutique. Avec ledit enregistrement, elles ont fini par avouer être constituées en une bande. Laquelle ayant réussi à faire plusieurs vols pareils dans la capitale malienne. C’est ainsi qu’elles ont été déférées devant le procureur du tribunal de grande instance de la commune IV, la même semaine. À l’heure où nous sommes, leur sort se trouve entre les mains de la justice.

Mamadou Diarra

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