Sur les routes de Bamako, bienvenue dans la jungle ! Les Sotrama, tels des lions féroces ; les tricycles, véritables cerveaux de tout accident ; les motocyclistes, chasseurs de la moindre opportunité de passage.
Bonjour la circulation ! Ici, nous sommes tous dans le champ de grand-mère : tout le monde est roi.
« Ôtes-toi que je passe ! Nous payons la route et nous en faisons ce que bon nous semble. »
« Arrêtes-toi devant moi… je vais te tuer et il ne se passera rien ! », s’exclame un chauffeur de Sotrama. Bien sûr, ils se croient les rois de la route.
« Je roule au sens interdit et je me moque des dégâts que je pourrais commettre », lance un conducteur de tricycle.
Au suivant : les motocyclistes, champions de la gigzanie entre voitures.
« Nous sommes trop pressés pour attendre le feu rouge. »
Ainsi va la circulation à Bamako : chacun veut arriver le premier, mais personne ne pense aux conséquences. Tant que le civisme restera au point mort, nos routes continueront d’être le théâtre du désordre quotidien.
Sira kamissoko, stagiaire
