Affrontement intercommunautaire à Tombouctou : Des violences meurtrières qui n’arrangent personne

Les tensions entre les communautaires sédentaires noirs et arabes se sont détériorées ce week-end suite à l’assassinat d’un boutiquier sédentaire devant sa boutique. Des affrontements entre les deux communautés dans le quartier Abaradjou, ont fait 1 et sept blessés dont 4 graves, a-t-on appris des sources concordantes. Cependant deux blessés admis d’urgence à l’hôpital ont succombé à leurs blessures.

La ville de Tombouctou connait depuis le week-end dernier des vives tensions intercommunautaires opposant les arabes et les sédentaires noirs de la « Perle du désert ». Selon un habitant de Tombouctou qui a souhaité garder l’anonymat, trois hommes armés sur une moto de marque « SANILI » ont assassinat un boutiquier sédentaire noir, vivant dans le quartier Abaradjou, vers les 40 mètres. L’assassinat de ce jeune boutiquier devant sa boutique a suscité, selon lui, dimanche matin, la colère des jeunes sédentaires noirs de la ville de 333 saints qui ont décidé de manifester pour exprimer leur mécontentement face à l’insécurité grandissante qui règne dans la ville, nous indique notre interlocuteur.

Par ailleurs, le Gouverneur de la région de Tombouctou, Commissaire divisionnaire de police, Bakoum Kanté a animé dimanche une conférence de presse pour faire le point de la situation qui prévaut dans la ville. Selon lui, suite à l’assassinat du jeune boutiquier, dans la nuit du samedi, des attroupements ont eu lieu dans certains carrefours de la ville de Tombouctou. « Ces manifestations ont finalement abouti à des saccages et à des blessures graves », a indiqué le chef de l’exécutif régional de Tombouctou.

En outre, le gouverneur a appris l’engagement de sanctionner les auteurs. « Les enquêtes seront menées et les responsabilités seront situées », martèle le Commissaire divisionnaire de police, Bakoum Kanté.

Une Commission des bons offices a été mise en place par les autorités régionales afin de chercher une solution durable aux problèmes qui existent entre ces deux communautés qui vivent ensemble depuis des décennies. Le calme est par ailleurs, revenu dans la ville, mais les boutiques arabes ne sont toujours ouvertes, nous indique notre source.

En outre, des hommes armés ont tué, lundi aux environs de midi, un militaire malien et blesse un autre, alors qu’ils se rendaient à un check-point des forces armées maliennes situé à la sortie de la ville.

Selon les dernières informations provenant de la terre, malgré les démarches entamées pour instaurer la paix et la cohésion sociale entre les deux communautés, les tensions restent toujours vivent. Cependant les discussions engagées par les autorités régionales continuent toujours pour trouver un terrain d’entente entre les deux communautés.

Par ailleurs, ces affrontements meurtriers entre ces deux communautés sœurs, qui ont toujours vécu ensemble dans la paix et en parfaite ensemble harmonie ne profitent à personne. Par ailleurs, les deux communautés doivent prôner pour le dialogue afin de trouver une solution durable aux différends qui les divisent. Le Mali a, aujourd’hui, plus que jamais besoin de toutes ses filles et tous ses fils pour le sortir de cette impasse qui n’a que trop durée. Ce conflit intercommunautaire n’est rien d’autre qu’un frein pour le développement de ce pays.

Ibrahim Djitteye

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