Le parti au pouvoir « le Parti Démocratique de Guinée Équatoriale – PDGE n’a pas encore désigné son candidat pour la présidentielle de 2023, à l’issue de son VIIe congrès qui s’est tenu du lundi 22 au mercredi 24 novembre 2021. Une première dans le pays dirigé depuis 42 ans par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Le parti du président en exercice a créé la surprise générale à la fin de son VIIe congrès. En effet, à l’issue de ce congrès qui s’est achevé le mercredi dernier, à Bata le PDGE n’a donné aucune information sur le nom de leur candidat pour la présidentielle de 2023.
Si d’ordinaire le congrès permet désigner le prochain candidat du parti, il n’en est pas le cas cette année où le parti n’a divulgué aucune information sur son représentant aux prochaines échéances électorales.
Parti unique jusqu’en 1991, l’année à laquelle le Parti Démocratique de Guinée Equatorial a autorisé d’autres partis politiques. Le président Teodoro venu au pouvoir en 1979 à la suite d’un coup d’Etat et qui dirige son pays d’une main de fer depuis 42 ans n’est semble résigner à laisser le pouvoir.
Le congrès du parti au pouvoir s’est prolongé jusque tard dans la nuit sans aucune annonce sur le nom du candidat qui compétera pour un mandat de sept ans à la tête du pays.
Alors que son fils Téodoro Nguema Obiang Mangue surnommé ‘’Teodorin‘’ était présenté comme son dauphin pour l’élection présidentielle de 2023. Le président Teodoro Obiang est depuis quelques mois en net retrait de la vie politique au profit de son fils Téodorin (53 ans) qui semblait être le candidat désigné pour le remplacer car omniprésent sur la scène politique et en public récemment.
Augustin Nze Nfumu, un des cinq vice-présidents du PDGE avait désigné le chef de l’État actuel comme « l’homme de la situation », déclarant lors de l’ouverture du congrès « mieux vaut un ami bien connu qu’un nouvel ami à connaître ».
« L’issue naturelle de ce congrès est de maintenir le statuquo avec Teodoro Obiang candidat à un nouveau mandat. Mais il y a de plus en plus de tensions au sein de l’élite dirigeante pour préparer l’après Teodoro », a déclaré à l’AFP, Ana Lucia, professeur de sciences politiques à l’université de Lisbonne, spécialiste de la Guinée Équatoriale avant le congrès.
A la sortie du congrès beaucoup de militants voyaient toujours l’actuel chef de l’État candidat à sa propre succession.
Mahamadou Sissouma, stagiaire
