La deuxième édition du Forum International de la Diaspora (FID 2026), tenue du 16 au 18 juillet au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), s’est achevée avec une série de recommandations visant à renforcer la contribution des Maliens établis à l’extérieur au développement économique et social du pays.
Placée sous le thème « Diaspora malienne et investissements productifs : bâtir un Mali économiquement fort pour un développement durable », cette rencontre a réuni plus de 1 000 participants, dont des investisseurs maliens et étrangers, des représentants des institutions publiques, des missions diplomatiques et consulaires, des organisations internationales, du secteur privé, des universités et des organisations de la diaspora.
Durant trois jours, les participants ont échangé autour de plusieurs thématiques liées à la mobilisation des compétences, aux investissements productifs, à l’accompagnement des entrepreneurs de la diaspora et au renforcement des mécanismes institutionnels de coopération.
Les travaux ont abouti à 25 recommandations parmi lesquelles la création d’un emprunt obligataire destiné à la diaspora, la sécurisation et la finalisation de la plateforme « Diaspora Hub », la mise en place d’un guichet unique numérique dédié aux investisseurs de la diaspora au niveau de l’Agence pour la Promotion des Investissements (API), ainsi que l’amélioration du climat des affaires.
Les participants ont également recommandé le renforcement des mécanismes d’accompagnement des investisseurs maliens de l’extérieur, la sécurisation des circuits de transfert de fonds, la facilitation de l’accès au foncier et aux zones agricoles aménagées, ainsi que le développement de programmes de financement et de formation en faveur des jeunes et des femmes entrepreneurs.
Le Forum a aussi mis l’accent sur la valorisation de l’expertise de la diaspora, l’élaboration d’une cartographie des compétences des Maliens établis à l’extérieur, la consolidation de la Cellule de capitalisation de l’expertise de la diaspora (TOKTEN) et la création de réseaux internationaux d’experts maliens pour accompagner les politiques nationales de développement.
Un vibrant hommage a été rendu aux acteurs engagés
À l’issue des travaux, les participants ont adopté plusieurs motions de remerciements à l’endroit des acteurs ayant contribué à la réussite du Forum.
Une motion spéciale a été adressée au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta pour son soutien aux initiatives en faveur de la diaspora. Les participants lui ont attribué le titre de « Champion de la diaspora », saluant son engagement en faveur de la participation des Maliens de l’extérieur au développement national.
Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a également reçu les félicitations des participants pour son implication dans l’organisation de cette deuxième édition du Forum et pour les initiatives engagées en faveur de la mobilisation des compétences et des investissements de la diaspora.
Les participants aussi exprimé leur reconnaissance à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour son accompagnement dans la promotion d’une gouvernance migratoire axée sur le développement. Le Royaume du Maroc, pays invité d’honneur de cette édition, a également été salué pour sa participation et le partage de son expérience en matière de mobilisation de la diaspora.
Une dynamique régionale autour de l’AES
La dimension régionale du Forum a été marquée par la participation des délégations du Niger et du Burkina Faso, représentées par les ministres chargés des Affaires étrangères et de la diaspora.
Les participants ont salué leur riche contribution aux échanges ainsi que leur engagement en faveur d’une approche commune au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) dans le domaine de la diaspora et de la mobilité humaine.
Selon eux, cette participation a permis de renforcer la réflexion autour d’une mobilisation concertée des compétences, des talents et des ressources des diasporas des États membres de l’AES, considérées comme un levier stratégique d’intégration régionale, de solidarité et de développement durable.
Issa Djiguiba
