Sous le leadership de Hamadou Fall DIANKA, la Direction générale des Impôts engage une nouvelle dynamique de performance, de modernisation et de mobilisation des ressources internes.

Après plus de dix ans d’interruption, le retour du Conseil de direction de la Direction générale des Impôts marque un tournant important pour l’administration fiscale malienne.
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, économiques et sociaux, la mobilisation des recettes fiscales devient un enjeu majeur de souveraineté nationale. Le Mali doit davantage compter sur ses propres ressources pour financer ses priorités : sécurité, éducation, santé, infrastructures, industrialisation et développement.
À l’ouverture des travaux, le Ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni SANOU, a rappelé que « chaque franc mobilisé doit désormais contribuer directement au financement des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de l’industrialisation du pays ».
Cette orientation rejoint la vision portée par la DGI à travers son Plan stratégique 2026-2030, avec l’objectif de porter la pression fiscale à 20 % à l’horizon 2030.
Pour sa part, le Directeur général des Impôts, Hamadou Fall DIANKA, a insisté sur la mobilisation collective autour des ressources internes, rappelant que « le Mali a besoin de tous et de chacun ».
Les performances enregistrées en 2025 traduisent déjà cette dynamique. La DGI a mobilisé plus de 1 403 milliards de FCFA sur une prévision initiale de 1 387 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 101 % et un excédent de plus de 16 milliards de FCFA.
Pour 2026, l’objectif assigné est encore plus ambitieux : 1 537 milliards de FCFA, soit environ 150 milliards de FCFA supplémentaires par rapport à l’exercice précédent.
Pour atteindre ce cap, plusieurs chantiers structurants sont engagés : digitalisation des services, généralisation des téléservices, facture électronique, interconnexion avec la Douane et le Trésor, élargissement de l’assiette fiscale, lutte contre la fraude, l’évasion fiscale et le secteur informel.
Le secteur minier figure également parmi les priorités, avec l’opérationnalisation des brigades spécialisées dédiées aux sociétés minières et une meilleure coordination avec les administrations concernées.
Au-delà des chiffres, ce Conseil de direction traduit une volonté de méthode, de rigueur et de responsabilité. Il confirme le rôle central de la Direction générale des Impôts dans la consolidation des finances publiques et le financement du développement national.
Dans cette dynamique, la fiscalité devient un véritable outil de souveraineté, de transformation économique et de construction du Mali Kura.
Mahamet TRAORÉ Mali-EcoFinews
