Comme d’autres responsables, la visite du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo au Bureau des Produits pétroliers a été l’occasion, le lundi 24 novembre, pour le Directeur Général des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, d’éclairer la lanterne des Maliens par rapport à certains aspects de la crise des hydrocarbures que traverse, des semaines durant, le pays.
À cette occasion, le DG a estimé que le partenariat est au cœur de toutes les actions de la Douane. Selon lui, le Bureau des Produits pétroliers a enregistré l’importation de volume record pendant le mois de novembre, précisément 117,3 millions de litres, comparativement au mois de septembre, où on était à 53, 3 millions de litres. Le mois d’octobre, on était à 78,1 millions de litres. « Nous avons enregistré dix convois sans incident pendant le mois de novembre, contre huit en octobre, et deux en septembre », a-t-il dit, maintenant, être sidéré de constater de longues files d’attente au niveau des stations-service. Et le ministre Moussa Alassane Diallo de saluer la résilience des Maliens, la bravoure des FAMa et de l’ensemble des acteurs du domaine, notamment les responsables de la Douane qui ont pris des décisions courageuses. Il y a, dans la gestion de cette crise, deux instruments de pilotage. Il s’agit d’assurer la lutte contre la fraude, la rétention des stocks et les détournements des produits de pétrole sur l’ensemble du pays. Quant au deuxième instrument, le ministre a mis l’accent sur la réduction du délai de passage des camions-citernes au niveau du Bureau des Produits pétroliers. En la matière, dit-il, un protocole d’accord a été signé le 21 novembre entre le gouvernement et les groupements professionnels. « Cette visite au sein du Bureau des Produits pétroliers s’inscrit dans la mise en œuvre de l’application correcte de ce protocole d’accord. Depuis la signature de ce protocole, il y a eu 114 citernes qui sont rentrées, sur lesquelles 110 sont sorties du Bureau du pétrole en moins de 24 h », a souligné le ministre, rassurant que le protocole d’accord est véritablement opérationnel.
Mamadou Diarra
